Concert « Les Troubadours de l’Église »

Vendredi 12 d’octobre, le public était venu encore plus nombreux dans l’église de Miserey-Salines pour écouter « les Troubadours de l’Église ». Deux violoncellistes, Christophe et Delphine Gilly avaient renforcé notre duo de départ, Arnaud Frisetti au clavier et Bernard Martin au chant et à la guitare, sans oublier Minh à la sono et aux enregistrements.

Pour démarrer la soirée, l’assemblée se lève et associe gestes et chants avec la mélodie du premier morceau « Ouvrez vos mains ». Une vingtaine de chants ont été interprétés permettant de mieux connaître les auteurs : le Père Duval, Jean Claude Gianadda, et le Frère Jacques Jouet. Chacun a pu également reprendre les refrains de leur jeunesse : « J’ai joué de la flûte sur la place du marché… », « Qu’est-ce que j’ai dans ma petite tête… », mais nous avons parlé également « un peu de Jésus Christ » en se remémorant quelques références bibliques et en se réfugiant dans l’Ave Maria de Gianadda. Une très belle soirée à renouveler. Merci à tous.

Pierre Guedin
Délégué pastoral du Val des Salines

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(Crédits photos : Pierre Guedin pour les 5 premières photos et M. Gilly pour les 6 photos suivantes)



Les vacances sont finies !

Les textes des dimanches d’été nous invitaient à méditer sur le « Pain de Vie ». Arrêtons-nous aussi sur l’épisode vécu par le prophète Élie (Rois 19, 4-8), car il est proche de ce que nous vivons souvent. Élie est à bout de force physique et psychologique, il se sent abandonné et c’en est trop pour lui… Mais Dieu ne l’abandonne pas. Dans l’Évangile de ces dimanches, les personnes accompagnent Jésus se présentent, elles aussi, dans une attitude proche de celle d’Élie. Elles récriminent, elles manifestent leur mécontentement avec amertume et âpreté.

Les aléas de la vie nous poussent parfois à être découragés, déroutés, révoltés… En plus la rentrée arrive ! Sommes-nous comme les personnes qui accompagnent Jésus ? « Beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner (Jean 6, 60-69). Cette attitude, nous la reprenons peut-être d’une autre manière : « La messe ! Je n’en vois pas l’utilité, la liturgie de la parole encore moins… », « Si je prie chaque jour, si je pratique la charité et l’amour envers les autres, cela suffit », etc.

Pour conclure, permettez-moi cet exemple très récent : souvenez-vous l’extrême ferveur autour de la coupe du monde de football et l’enthousiasme exceptionnel que provoqua la victoire des bleus. Ce phénomène montre à quel point une société a besoin d’un plus pour se sentir vivre.

Alors, profitons de cette rentrée pour avoir le même enthousiasme à nos préparer et à vivre pleinement le message du Christ : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui. » et à nous poser la même question que ses disciples (Jean 6, 60-69) : « Seigneur, à qui irions-nous ? »

Bon courage et bonne reprise.

Pierre Guedin
Délégué pastoral, paroisse du Val des Salines
(Article publié dans la feuille paroissiale du mois de septembre 2018)

Jésus est vivant. Il est ressuscité !

Cela paraît banal d’écrire chaque année à cette époque que les chrétiens célèbrent la fête de Pâques pour commémorer la résurrection du Seigneur Jésus Christ. La semaine qui précède étant vécue afin de rappeler la Passion de Jésus, ses souffrances et sa mort sur la croix.

À l’origine, la Pâque est une fête juive, en souvenir de la nuit où un agneau fut immolé et son sang appliqué sur les linteaux de la porte de chacune de leur maison pour annoncer le départ de leur libération d’Égypte.

Le mot « pâque » est une traduction latine du mot hébreu « Pessa’h » qui signifie « passage ».

Revenons-en maintenant à l’annonce la plus inouïe de ce matin de Pâques : nous devons bien nous rendre compte de ces moments extraordinaires « un homme nommé Jésus qui meurt sur une croix et qui ressuscite ! »

Est-il nécessaire de se poser à nouveau cette question : puis-je, raisonnablement, croire une telle affirmation ?

Relisons, écoutons, vivons un des plus anciens témoignages connus, celui de Paul lors de sa conversion en l’an 35, soit cinq ans après ce majestueux événement : « Je vous ai donc transmis ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour… Il est apparu à tous les apôtres. Et, en tout dernier lieu, il m’est apparu à moi aussi ». (1 Co 15, 3-8).

Marie-Madeleine, Jeanne, Marie, mère de Jacques et quelques autres femmes ont été les premières à annoncer que Jésus est vivant. C’est que leur amour du Seigneur n’avait jamais cessé.

Aujourd’hui encore, dans un monde passablement « déshumanisé », il nous faut, comme les femmes d’autrefois, avec les hommes et les femmes d’aujourd’hui, continuer à croire et à porter la bonne nouvelle : Jésus est vivant, il est ressuscité.

C’est bien le centre de notre foi. Joyeuses fêtes de Pâques !

Pierre Guedin
Délégué pastoral, paroisse du Val des Salines
(Article publié dans la feuille paroissiale du mois de mars 2018)

Le Carême

Carême vient de la contraction du latin « quadragesina » qui signifie « quarantième »)

Quand nous parlons du Carême, nous pensons de manière immédiate à une période de privations, de jeûne et d’abstinence… Ce temps a effectivement été institué par le christianisme au IVème siècle en faisant référence aux quarante jours du Christ dans le désert. Plusieurs parcours nous invitent « à raviver en nous le don de Dieu ».

Voici cinq thèmes qui pourraient nous aider à réfléchir, à cheminer durant ces cinq semaines (1) :

1 – S’APPROCHER
Rencontrer un voisin, un inconnu, un étranger !
Mon regard sur l’autre a-t-il évolué ?

2 – SE LAISSER ÉMOUVOIR, SE LAISSER BOUSCULER
Rompre une carapace, une protection par rapport à ce que je vois et à ce que j’entends!
Des horizons nouveaux ont-ils été ouverts pour plus de partage et de solidarité ?

3 – SE LIER
Créer, rétablir les valeurs profondes qui créent l’amitié !
Dans ma relation aux autres et au Christ, est-ce que la confiance (entre autre) que je leur porte, me permet de les appeler mes amis ?

4 – SE DONNER
Aimer c’est tout donner et se donner soi-même ! Quelles situations m’ont permis de donner facilement, de donner difficilement, voire de ne pas donner ?
Dans quelles situations suis-je prêt à donner le superflu, l’essentiel ?

5 – S’ÉLEVER
Élever l’Humain et rétablir sa dignité !
En me rapprochant de Dieu et des personnes en difficulté, comment les cris de souffrance se sont transformés en cris de joie ?

Alors, comme nous invite l’Apôtre Paul (2 C0 5, 20) « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ».
Voici quelques questionnements pour ce temps d’approfondissement, de prière et de détachement des biens matériels. Ces quarante jours du Mercredi des Cendres à Pâques nous préparent à renouveler lors de la Nuit Pascale, « Notre profession baptismale ». Bon carême !
(1) Source : Cahier CCFD

Pierre Guedin
Délégué pastoral, paroisse du Val des Salines
(Article publié dans la feuille paroissiale du mois de janvier 2018)

Toussaint, tous saints

Être heureux, cette aspiration apparaît légitime ! Au nom de Jésus, l’Église nous propose un chemin audacieux à travers les Béatitudes : vivre dans ce monde rude et tortueux, où l’homme est souvent un loup pour l’homme, en se conduisant ici-bas avec la charité d’en-haut. Ce grand écart permanent est-il possible ? « Les Béatitudes, idéal unique dans l’histoire de l’humanité  » (Gandhi).

Les Béatitudes sont huit façons de manifester l’amour qui a sa source en Dieu. La fête de la Toussaint, c’est en quelque sorte la journée porte-ouverte de la sainteté. Les chrétiens prennent le temps de visiter les galeries de tous les saints. Vous savez à quoi le texte des Béatitudes fait penser ? À une verrière. Nous commençons la visite avec la galerie des « officiels » reconnus et répertoriés. Nous portons leurs noms : Pierre, Paul, Thérèse, Jean. C’est merveilleux de lire comment ils ont vécu leur foi. Voici une autre salle plus vaste. Après les saints canonisés viennent des hommes, des femmes qui ont vécu l’Évangile, qui ont servi les autres simplement.

Enfin, la troisième galerie inattendue : c’est la merveilleuse surprise de la Toussaint « les rescapés de la sainteté ». Ceux qui ont fait naufrage, les laissés pour compte. C’est avec ces gens-là aussi que Dieu veut faire des saints. Ils sont dans l’Évangile : Marie-Madeleine, la Samaritaine, le bon larron…

La Toussaint rappelle que chacun est appelé à la sainteté, ce n’est pas une voie réservée à une élite, mais concerne tous ceux du Christ. Jésus est venu « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Quelle audace de croire cela !

La visite est terminée, mais la prière continue. Saints et saintes de Dieu, priez pour nous.

Pierre Guedin, délégué pastoral du Val des Salines
Édito publié dans RVO n° 132, novembre 2017