Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens 2019

La semaine de prière pour l’Unité chrétienne 2019 a été préparée par les chrétiens d’Indonésie. Elle a pour thème « Tu rechercheras la justice, rien que la justice » (Deutéronome 16, 11-20).

Dans notre doyenné, une célébration œcuménique s’est déroulée à l’église de Noironte le 19 janvier 2019 en présence du pasteur et de trois prêtres du doyenné.

Un moment émouvant quand justice et paix se rencontrent.

(crédit photos : Pierre Guedin)

Symboles et traditions de Noël

La couronne de l’Avent

Elle a deux origines. Celle qui est à plat vient des pays nordiques. Les quatre bougies sont allumées progressivement aux quatre dimanches de l’Avent, période de préparation à Noël. La première bougie signifie le pardon à Adam et Ève, la seconde : la foi des patriarches, la troisième : la joie de David, la quatrième : le message des prophètes. La couronne qui est accrochée aux portes vient des pays anglo-saxons. Son cercle symbolise le soleil et le cycle de l’année. C’est un symbole de vie, d’éternité : sapin vert (symbole de l’immortalité), flamme des bougies (lumière au-delà des ténèbres), le rouge du ruban et des bougies (la vie, la passion, l’amour).

La crèche

En 1223, Saint François d’Assise fête Noël à Greccio, en Italie. Il souhaite représenter en vérité la pauvreté et la simplicité qui entourent la naissance de Jésus. Dans une grotte, il fait mettre de la paille, un âne et un bœuf. Ni Marie, ni Joseph, ni l’enfant Jésus ne sont représentés, mais les personnes qui sont là comprennent la signification de Noël. Mais ce n’est réellement qu’à partir du 16ème siècle que les crèches apparaissent dans les églises. Petit à petit, les chrétiens souhaitent avoir des crèches chez eux, elles sont constituées de personnages en bois, en porcelaine ou en verre. Au 19ème siècle, la crèche provençale est la plus populaire. Ses figurines qui représentent tous les métiers en costume d’époque sont appelées santons (du provençal : santoun = petit saint).

Le sapin

Au Moyen-Age, devant les cathédrales étaient donnés de grands spectacles appelés « mystères », racontant l’histoire de la Bible. Un arbre avec des faux fruits bien rouges symbolisait l’arbre de vie du récit de la Genèse : c’est l’origine des boules de Noël. Cette tradition du sapin est apparue en Alsace vers 1521, puis en Allemagne on y plaça aussi des bougies. Son usage s’est généralisé en France après la guerre de 1870. Les premières décorations du sapin de Noël se réduisaient souvent à des pommes. La légende indique qu’en 1858, l’automne et l’hiver furent si rigoureux dans l’est de la France que la récolte des pommes s’en ressentit. Un maître verrier aurait eu l’idée de les remplacer par des boules en verre soufflé peintes à la main. La tradition est restée même si le matériau a évolué.

25 décembre : Noël

Les évangiles ne précisent pas la date exacte de la naissance de Jésus, et la fête de Noël n’existait pas au début du christianisme. Progressivement, les chrétiens vont célébrer cette fête, mais sans lui attribuer une date déterminée. En 354, le pape Libérius (352 – 366) fixe la célébration du « Natalis Dies » (« jour de naissance » qui deviendra Noël) au 25 décembre. Cette date n’est pas neutre, elle permet de donner un sens nouveau aux fêtes liées au solstice d’hiver : le 25 décembre étant le premier jour où le soleil remonte dans le ciel. Il ne s’agit plus d’adorer le soleil, mais d’accueillir le Christ comme la « lumière qui éclaire tout homme », le « soleil de justice » comme dit la Bible. C’est à partir du 5ème siècle que les chrétiens prennent un temps pour se préparer à la venue du Christ. C’est la période de l’Avent (du latin « adventus » qui signifie avènement, arrivée, venue) qui débute le quatrième dimanche avant Noël.

La Paix

Au Moyen-Âge, l’Église a réussi à imposer aux Seigneurs, les princes de l’époque, une trêve de Noël, c’est-à-dire un moment où on arrêtait de se faire la guerre. Depuis, Noël est devenu, dans le monde entier, un moment de fête et de fraternité. Le jour de l’an, le pape adresse un message aux hommes du monde entier pour qu’ils la vivent.

La bûche

On en plaçait une grosse dans la cheminée capable de tenir pendant toute la durée de la messe de minuit. En 1875, un pâtissier parisien eut l’idée d’en faire un gâteau typique de la fête de Noël.

 

(Source : feuille paroissiale du mois de décembre 2017)

Le message de Noël

Soyons tous des artisans de paix !

Ne croyons pas que ceux qui disent que notre monde ne sait plus, ne veut plus aimer. En cette période de fêtes, réveillons en nous l’Esprit de Noël. Les fêtes de fin d’année sont attendues avec impatience ou appréhension, personne n’est indifférent : nous nous laissons habiter par les lumières qui scintillent, l’excitation des enfants et les odeurs des gâteaux sablés.

Dieu se fait homme pour nous les hommes.
Un merveilleux cadeau, le début d’une nouvelle alliance !

Mais tout est à inventer et au milieu restent des questions difficiles à résoudre, de celles qui touchent à nos traditions familiales et à nos histoires personnelles : « Le réveillon chez mes parents ou chez les tiens ? Messe de minuit ou soirée tranquille ? Qu’est-ce qui est important pour nous à Noël ? »

Que souhaitons-nous ? Des efforts, des discussions ne valent-ils pas mieux qu’une impression de vide, de raté dans ces moments uniques ? Les enfants aiment la fête et les voir joyeux nous rend heureux et leur joie se propage de façon contagieuse. C’est parfois un vrai casse-tête, mais l’atmosphère de fête est à ce prix.

Avouons que nous vivons dans un monde étrange où les valeurs chrétiennes qui nous sont si chères – partage, solidarité, réconciliation – deviennent parfois des vœux pieux. Noël vaut bien plus qu’une trêve. Il y a deux mille ans, une famille a déjà connu ce mélange de joie et d’incertitudes. Marie et Joseph ont affronté un voyage inattendu et la recherche inquiète d’un toit. Ils ont partagé la joie d’une naissance avec les anges et les bergers. Un mélange de bonheur et d’inquiétudes.

Noël n’est pas une fête individuelle, c’est l’Église du monde entier qui se réunit dans une même foi pour un événement extraordinaire : Dieu se fait homme pour nous les hommes. Un merveilleux cadeau, le début d’une nouvelle Alliance ! La fête peut avoir un goût amer car un français sur dix vit dans la solitude. La trêve consiste, dans ce cas, à tenter de surmonter cette appréhension ; pourquoi ne pas s’offrir « une belle messe », chanter, prier, se joindre à la fête chrétienne ? C’est la vie et c’est Noël pour le monde entier depuis la nuit de Bethléem. Et finalement, toujours, l’Enfant nous rassemble.

Annick Haudegond
Article publié dans RVO n° 133, décembre 2017

Prière pour la paix

Suite aux récents attentats meurtriers du mois de janvier, le père Pascal, notre curé, nous confie cette prière du père Pierre Guilbert, afin de nous permettre à chacun de méditer sur notre « agir » et notre « vivre ensemble ».

Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme,
Si tu crois à la puissance d’une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui les divise,
Si tu crois qu’être différent est une richesse et non pas un danger,
Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour.
Si tu sais préférer l’espérance au soupçon…
Alors, la paix viendra

Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas plutôt qu’à l’autre,
Si le regard d’un enfant parvient encore à désarmer ton cœur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin.
Si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
Si pour toi l’étranger est un frère qui t’es proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour.
Si tu sais accepter qu’un autre te rende service,
Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton cœur
Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance…
Alors, la paix viendra

Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu peux écouter le malheureux que te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire,
Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit sans la renvoyer et te défendre…
Alors, la paix viendra

Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien,
Si pour toi l’autre est d’abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu préfères être lésé plutôt que de faire tort à quelqu’un,
Si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge,
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros,
Si tu crois que l’amour est la seule force de persuasion,
Si tu crois que la paix est possible…
Alors, la paix viendra

Pierre Guilbert

Message de Noël de Monseigneur Bouilleret

Un Noël de paix et de lumière. Par Mgr Jean-Luc Bouilleret, archevêque du diocèse de Besançon.

Je vous souhaite un Noël de paix. Dans un monde traversé par la violence, nous aspirons tous à la paix. Notre terre est encore marqué par tant de guerres ;  Irak, Syrie, Afrique de l’Ouest, Ukraine et bien d’autres pays souffrent de conflits incessants. Des hommes et des femmes meurent parce qu’ils ne partagent pas les opinions politiques, sociales et religieuses d’autres hommes. Des hommes et des femmes meurent parce qu’ils refusent de laisser leurs maisons et leurs terres.  Des enfants et des adolescents sont assassinés.  Le prix de la vie est au plus bas !

Notre pays est lui aussi trop souvent le lieu de la violence : violence sociale, économique, familiale et individuelle. Le vivre ensemble n’est plus le but de la vie en société. Chacun cherche son propre profit au détriment du bien commun.

A Noël, nous attendons un Messie qui apporte la paix au monde. Quelques soient nos convictions, nous pouvons souhaiter devenir des artisans de paix là où nous vivons. Chrétiens, nous croyons que l’enfant de la crèche est le Prince de la Paix. Il est remis à l’humanité pour que nous prenions soin de lui. Dieu s’abandonne entre les mains des hommes. Que la vulnérabilité de l’enfant transforme nos cœurs  en cœurs de paix.

Dans un monde où chacun  cherche un sens à sa vie, je vous souhaite un Noël de lumière. Les rues des villes et des villages sont parées de guirlandes lumineuses ;  nos maisons s’éclairent dès la nuit tombée ; les bougies viennent éclairer l’intérieur de nos maisons.

La lumière est porteuse d’espérance ; elle éclaire la route de l’humanité que nous empruntons chaque jour. Quand la lumière se fait intérieure, elle ouvre aux décisions que nous devons prendre.

A Noël, chrétiens,  nous confessons que l’enfant Jésus est la lumière née de la lumière. Il apporte la lumière de Dieu sur le monde.  Dieu aime ce monde qu’Il a créé. Sur le visage de Marie et de Joseph rayonne la lumière de la joie de la naissance de l’Emmanuel, Dieu avec nous.

Je vous souhaite un Noël de paix et de lumière.

+ Jean-Luc BOUILLERET
Archevêque de Besançon

(Source : site du diocèse de Besançon)