Et Dieu prit forme humaine…

La liturgie pascale juive commence par cette affirmation : « Mon Père était un araméen errant… ». C’est le propre de tout ami de Dieu d’être « errants » dans le monde, c’est-à-dire sans attaches, pour aller à l’essentiel.

Jésus aussi commence sa vie comme « errant » ! Ses parents sont obligés de quitter la ville où ils résident pour aller de villes en villages pour annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour chaque homme.

Quel rapport avec Noël me direz-vous ?

Quand on pense Noël et que l’on est le commun des mortels, on voit : fête, cadeaux, illuminations, joie des enfants. Si l’on est chrétien, on doit dépasser le sapin décorer et le réveillon pour célébrer la nativité du Sauveur. Naissance dans une étable parce qu’il n’y a plus de place dans la salle commune, entouré seulement des bergers, les parias de l’époque. Car c’est là que Dieu fait irruption dans le cœur de l’Histoire. Celui qui était avant tous les siècles prend corps dans la réalité humaine et est déposé dans une mangeoire pour animaux.

Et désormais, Dieu a visage d’homme. Nous le cherchons dans les lointains alors qu’il est présent dans tous les « errants » que la vie a jetés sur les chemins du monde : pauvres de nos cités, mendiant quelques sous pour manger ; pauvres de toutes solitudes, mendiant un peu d’affection ; pauvres de la perte de leur patrie, mendiant une main tendue et un toit pour dormir !

Noël vient dans la nuit des temps, quand Dieu décide de se faire homme. A nous de nous mettre en chemin, enfin Fils, et d’avoir son visage d’intelligence et d’amour.

Père Michel Naas
(Article publié dans la feuille paroissiale du mois de décembre 2018)

Symboles et traditions de Noël

La couronne de l’Avent

Elle a deux origines. Celle qui est à plat vient des pays nordiques. Les quatre bougies sont allumées progressivement aux quatre dimanches de l’Avent, période de préparation à Noël. La première bougie signifie le pardon à Adam et Ève, la seconde : la foi des patriarches, la troisième : la joie de David, la quatrième : le message des prophètes. La couronne qui est accrochée aux portes vient des pays anglo-saxons. Son cercle symbolise le soleil et le cycle de l’année. C’est un symbole de vie, d’éternité : sapin vert (symbole de l’immortalité), flamme des bougies (lumière au-delà des ténèbres), le rouge du ruban et des bougies (la vie, la passion, l’amour).

La crèche

En 1223, Saint François d’Assise fête Noël à Greccio, en Italie. Il souhaite représenter en vérité la pauvreté et la simplicité qui entourent la naissance de Jésus. Dans une grotte, il fait mettre de la paille, un âne et un bœuf. Ni Marie, ni Joseph, ni l’enfant Jésus ne sont représentés, mais les personnes qui sont là comprennent la signification de Noël. Mais ce n’est réellement qu’à partir du 16ème siècle que les crèches apparaissent dans les églises. Petit à petit, les chrétiens souhaitent avoir des crèches chez eux, elles sont constituées de personnages en bois, en porcelaine ou en verre. Au 19ème siècle, la crèche provençale est la plus populaire. Ses figurines qui représentent tous les métiers en costume d’époque sont appelées santons (du provençal : santoun = petit saint).

Le sapin

Au Moyen-Age, devant les cathédrales étaient donnés de grands spectacles appelés « mystères », racontant l’histoire de la Bible. Un arbre avec des faux fruits bien rouges symbolisait l’arbre de vie du récit de la Genèse : c’est l’origine des boules de Noël. Cette tradition du sapin est apparue en Alsace vers 1521, puis en Allemagne on y plaça aussi des bougies. Son usage s’est généralisé en France après la guerre de 1870. Les premières décorations du sapin de Noël se réduisaient souvent à des pommes. La légende indique qu’en 1858, l’automne et l’hiver furent si rigoureux dans l’est de la France que la récolte des pommes s’en ressentit. Un maître verrier aurait eu l’idée de les remplacer par des boules en verre soufflé peintes à la main. La tradition est restée même si le matériau a évolué.

25 décembre : Noël

Les évangiles ne précisent pas la date exacte de la naissance de Jésus, et la fête de Noël n’existait pas au début du christianisme. Progressivement, les chrétiens vont célébrer cette fête, mais sans lui attribuer une date déterminée. En 354, le pape Libérius (352 – 366) fixe la célébration du « Natalis Dies » (« jour de naissance » qui deviendra Noël) au 25 décembre. Cette date n’est pas neutre, elle permet de donner un sens nouveau aux fêtes liées au solstice d’hiver : le 25 décembre étant le premier jour où le soleil remonte dans le ciel. Il ne s’agit plus d’adorer le soleil, mais d’accueillir le Christ comme la « lumière qui éclaire tout homme », le « soleil de justice » comme dit la Bible. C’est à partir du 5ème siècle que les chrétiens prennent un temps pour se préparer à la venue du Christ. C’est la période de l’Avent (du latin « adventus » qui signifie avènement, arrivée, venue) qui débute le quatrième dimanche avant Noël.

La Paix

Au Moyen-Âge, l’Église a réussi à imposer aux Seigneurs, les princes de l’époque, une trêve de Noël, c’est-à-dire un moment où on arrêtait de se faire la guerre. Depuis, Noël est devenu, dans le monde entier, un moment de fête et de fraternité. Le jour de l’an, le pape adresse un message aux hommes du monde entier pour qu’ils la vivent.

La bûche

On en plaçait une grosse dans la cheminée capable de tenir pendant toute la durée de la messe de minuit. En 1875, un pâtissier parisien eut l’idée d’en faire un gâteau typique de la fête de Noël.

 

(Source : feuille paroissiale du mois de décembre 2017)

La chèvre de Noël

Il était une fois… car c’est ainsi que commencent tous les contes, avec ces mots magiques annonciateurs d’histoires extraordinaires qui portent en elles cette part de merveilleux qui fait rêver petits et grands.

Donc, il était une fois, dans un froid pays du Nord, une jolie maison de bois ou habitaient Johan et Christina. En cette veille de Noël, la neige tombait abondamment. Les deux enfants, le nez collé à la fenêtre, semblaient scruter la nuit quand, tout à coup, ils entendirent cogner fortement à la porte. Ils se précipitèrent pour ouvrir et s’écrièrent, fous de joie : « C’est la chèvre de Noël ! »

En effet, sur le seuil se tenait une jolie chèvre blanche aux sabots luisants et qui venait, selon une vieille coutume scandinave, leur apporter des cadeaux. Elle s’excusa d’être en retard parce qu’elle avait dû aller distribuer une partie de leurs jouets à de pauvres orphelins. Les deux enfants se mirent à pleurer et à crier en lui disant que les cadeaux étaient pour eux, pas pour les autres.

La chèvre blanche, déçue par leur égoïsme, décida de leur donner une leçon : elle inclina sa petite barbiche trois fois et les enfants se retrouvèrent dans un traîneau filant à toute allure dans la nuit. Ils avaient froid et suppliaient d’arrêter le traîneau qui stoppa brutalement devant une grotte.

Johan prit sa sœur par la main et ils y entrèrent mais il faisait très noir. Apeurés, ils regardaient autour d’eux et ils finirent par distinguer des petits personnages qui chantaient « Vive notre roi, car grâce à lui, la nuit va régner sur la terre pour toujours ».

C’est l’Étoile de Noël, celle qui annonce la naissance de l’Enfant

Les trolls, ces vilains petits lutins, entouraient un minuscule vieillard qui demanda si la nuit était enfin complète, ce à quoi les guetteurs répondirent : « Tout est noir sur la terre, ô roi, mais dans le ciel pointe une lueur qui grandit, qui grandit. C’est une grande étoile qui illumine toute la terre et qui fait disparaître la nuit ! » À ces mots, les enfants crièrent de joie en disant : « C’est l’étoile de Noël, celle qui annonce la naissance de l’Enfant Jésus ! » et les trolls, dépités, disparurent au plus profond de la grotte.

Quand les enfants se réveillèrent, ils furent surpris de retrouver au pied du sapin, croyant qu’ils n’avaient fait qu’un mauvais rêve. Tous les cadeaux étaient là et qu’elle ne fût la surprise des parents quand Johan et Christina leur annoncèrent qu’ils avaient décidé de partager leurs jouets avec tous les enfants pauvres de leur village.

… Et tout là-haut, tout là-haut, la jolie petite chèvre blanche souriait en secouant sa barbichette !

Geneviève Triolet
(D’après une légende scandinave)
Article publié dans RVO n° 133, décembre 2017

 

Le message de Noël

Soyons tous des artisans de paix !

Ne croyons pas que ceux qui disent que notre monde ne sait plus, ne veut plus aimer. En cette période de fêtes, réveillons en nous l’Esprit de Noël. Les fêtes de fin d’année sont attendues avec impatience ou appréhension, personne n’est indifférent : nous nous laissons habiter par les lumières qui scintillent, l’excitation des enfants et les odeurs des gâteaux sablés.

Dieu se fait homme pour nous les hommes.
Un merveilleux cadeau, le début d’une nouvelle alliance !

Mais tout est à inventer et au milieu restent des questions difficiles à résoudre, de celles qui touchent à nos traditions familiales et à nos histoires personnelles : « Le réveillon chez mes parents ou chez les tiens ? Messe de minuit ou soirée tranquille ? Qu’est-ce qui est important pour nous à Noël ? »

Que souhaitons-nous ? Des efforts, des discussions ne valent-ils pas mieux qu’une impression de vide, de raté dans ces moments uniques ? Les enfants aiment la fête et les voir joyeux nous rend heureux et leur joie se propage de façon contagieuse. C’est parfois un vrai casse-tête, mais l’atmosphère de fête est à ce prix.

Avouons que nous vivons dans un monde étrange où les valeurs chrétiennes qui nous sont si chères – partage, solidarité, réconciliation – deviennent parfois des vœux pieux. Noël vaut bien plus qu’une trêve. Il y a deux mille ans, une famille a déjà connu ce mélange de joie et d’incertitudes. Marie et Joseph ont affronté un voyage inattendu et la recherche inquiète d’un toit. Ils ont partagé la joie d’une naissance avec les anges et les bergers. Un mélange de bonheur et d’inquiétudes.

Noël n’est pas une fête individuelle, c’est l’Église du monde entier qui se réunit dans une même foi pour un événement extraordinaire : Dieu se fait homme pour nous les hommes. Un merveilleux cadeau, le début d’une nouvelle Alliance ! La fête peut avoir un goût amer car un français sur dix vit dans la solitude. La trêve consiste, dans ce cas, à tenter de surmonter cette appréhension ; pourquoi ne pas s’offrir « une belle messe », chanter, prier, se joindre à la fête chrétienne ? C’est la vie et c’est Noël pour le monde entier depuis la nuit de Bethléem. Et finalement, toujours, l’Enfant nous rassemble.

Annick Haudegond
Article publié dans RVO n° 133, décembre 2017

C’est toujours la « messe de mi-nuit ! »

La Bible commence par le récit de la création avec ce refrain : « Il y eut un soir, il y eut un matin ». L’ordre est important : le soir, puis le matin, comme pour enraciner notre espérance dans cette logique, la Lumière succède aux ténèbres et non l’inverse. C’est la nuit qui provoque l’attente, l’espérance, la lumière… « C’est toujours la nuit qu’il est bon de croire à la lumière ». La première Foi fut promise et rêvée sous un ciel constellé d’étoiles : « Compte-les, si tu peux », dit Dieu à Abraham et « prends la mesure de mon amour ». C’est dans la nuit de son corps que Marie, comme toute mère, tisse l’enfant qu’elle va mettre au jour.

La liturgie chrétienne a d’ailleurs gardé cette approche en commençant a célébrer les solennités la veille du jour de fête. C’est en entrant dans la nuit, lors de la Veillée de Noël, que l’Église invite à fêter le jour de la naissance de Jésus. C’est quand nous sommes dans les ténèbres que nous fêtons la lumière.

L’Évangile de la nuit présente les bergers qui passent la nuit dans les champs. Les bergers vivaient dans l’attente du jour, comme si pour eux chaque lever du soleil avant la force des six premiers matins de la création, comme si pour eux, la venue de la lumière avait à chaque fois la couleur de la vie.

Et voilà que ce sont eux, les bergers qui vont dévoiler le secret de cette humble naissance. « Ne craignez rien, leur dit un Ange, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple. Aujourd’hui, vous est né un Sauveur. Il est le Messie, le Seigneur« . Ils sont les premiers à annoncer la joie de Noël et le salut qui vient en Jésus.

C’est dans la nuit, au cœur de la veille et de l’attente que pour les bergers la révélation de Dieu se fait, c’est là sans doute qu’il faut que chacun de nous accepte d’être rejoint et touché. Noël n’est pas simplement la naissance de Jésus Sauveur, c’est la vie de Dieu qui naît en chacun de nous.

Noël veut dire « jour de naissance ». Que Noël soit pour chacun de nous une naissance, celle de l’homme en qui désormais bat le cœur de Dieu.

Joyeuses fêtes de Noël à vous, lecteurs, et à vos familles.

Père Maurice Bez
(Article publié dans la feuille paroissiale du mois de décembre 2017)

Ouvrir pour chaque homme un avenir

Alors que les nuits sont les plus courtes, nous allons fêter Noël. Si l’Église primitive a placé cette solennité au moment où les Romains fêtaient le soleil invaincu, c’est pour marquer la renaissance de la vie au moment où le jour reprend ses droits sur la nuit. Quoi de MIEUX pour dire la naissance du Fils de Dieu, Lumière des Nations !

A Noël, il est donc question d’une vie nouvelle avec la venue en notre chair de « l’Emmanuel », le Dieu avec nous. Une venue qui ne frappe personne alors ; elle est insignifiante, et pourtant, il est parmi nous. Ce Dieu si lointain se fait tout proche. Si lointain c’est une manière de parler car il était déjà bien proche quand il faisait alliance avec Abraham ou quand il parlait face à face avec Moïse sur le Sinaï.

Mais aujourd’hui c’est différent, il se fait homme pour partager notre humanité. Pour beaucoup, Noël reste la fête des enfants avec leurs yeux émerveillés devant le sapin qui scintille de mille couleurs, la crèche et les cadeaux que l’on s’offre. Bien sûr que c’est cela et penser à tous les déshérités de la vie pour qui Jésus s’est fait homme pour leur dire, alors qu’ils sont au ban de la société, que Dieu les aime malgré tout comme un Père. Et pour cela Dieu ne peut se passer de nous, il ne peut se passer de nos paroles et de nos mains, paroles d’amitiés pour les plus pauvres, mains ouvertes envers les plus démunis, car selon ce que dit Jean en l Jn 4, 20 : « Si quelqu’un dit : « j’aime Dieu » et qu’il déteste son frère, c’est un menteur ». Et là est tout le sens de la fête de Noël : aller au-delà de tous les préjugés pour essayer d’ouvrir pour chaque homme un avenir, celui que l’Emmanuel veut pour nous.

Père Michel Naas
Édito publié dans RVO n° 133, décembre 2017

Un enfant nous est né

C’est la fête des enfants, dit-on ! Pour nous chrétiens, c’est chaque année le rappel de notre Rédemption. Avec le petit enfant déposé par Marie dans une crèche, le salut fait irruption à notre porte. Jusque là, les prophètes et les psaumes nous avaient donné une idée de Dieu : « Je suis » s’était-il révélé à Moïse (Ex 3, 14) ou selon le psaume102, « le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. »

Aujourd’hui il se fait homme et pas n’importe comment, il se fait homme sous les traits d’un enfant. Le Dieu à qui « rien n’est impossible » selon Luc (1, 37), apparaît ainsi beaucoup moins redoutable. Il se livre à la main des hommes, à qui il fait confiance pour qu’ils lui rendent cette confiance Il se donne, couché dans une crèche, la mangeoire des animaux, symbole eucharistique s’il en est. Dès sa naissance, Jésus nous rappelle que son Corps est donné « pour la vie du monde » (Jn 6, 51). Ainsi Noël est-il offrande de Dieu aux hommes. Ce jour-là, « le Verbe s’est fait chair », ce Verbe par qui tout a été fait, « a habité parmi nous » (Jn 1, 14), pour nous indiquer un autre chemin à suivre, comme celui que les mages devront prendre pour rentrer chez eux après la visite à l’Enfant-Dieu (Mt 2, 12).

Et quel est-il ce chemin ? C’est le chemin du vrai amour : savoir ouvrir son cœur et ses mains à tous les déshérités de la vie, et ceci pas tant par compassion, que pour devenir le sacrement, le signe d’un Dieu si puissant, qu’il se fait tout petit dans la main des hommes !

Bonne fête de Noël à tous !

Père Michel Naas

Fêter Noël

Avec le site Fêter Noël, l’Église catholique met Noël en lumière

feter-noel(Cliquer sur l’image pour ouvrir le site « Fêter Noël »)

Le site Fêter Noël  souhaite partager largement le cadeau offert à Noël : la joie de la naissance de Jésus, la paix et la lumière pour tous. Il met en lumière les traditions de Noël et en fait redécouvrir le sens. Du sapin, aux décorations en passant par la crèche ou les recettes… le site passe en revue toutes les facettes de Noël. Il part des questions et des centres d’intérêt des internautes et les invite à un parcours selon la forme qui les touche : article, prière, chant, vidéo, témoignage…

Cette initiative s’inscrit dans la lignée d’Avent 2014 lancé par le diocèse de Paris : rappeler le sens chrétien de la fête de noël et la naissance de Jésus. « La culture chrétienne a besoin aujourd’hui d’être redite sans agressivité, sans prosélytisme, de manière pédagogique », explique Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France.

Le site Fêter Noël est en lien avec le site Rencontrer Jésus lancé en novembre 2013 pour partager la beauté de la rencontre avec Jésus.

ll invite au dialogue via une page Facebook Fêter Noël qui met en avant chaque jour de l’Avent une des facettes de Noël, à l’image d’un calendrier de l’Avent
Il propose un abonnement pour recevoir les nouvelles questions publiées sur les sites Fêter Noël et Rencontrer Jésus

Ce projet porté par le Comité d’orientation internet de la Conférence des évêques de France a été élaboré par ses différents services en lien avec plusieurs diocèses, congrégations et mouvements et associations. Plus de quarante personnes ont participé à la rédaction des articles et des prières.

« En ce jour illuminé par l’espérance évangélique qui vient de l’humble grotte de Bethléem, j’invoque le don propre à Noël de la joie et de la paix pour tous : pour les enfants et les personnes âgées, pour les jeunes et les familles, pour les pauvres et les exclus. Que Jésus, qui est né pour nous, réconforte tous ceux qui sont éprouvés par la maladie et par la souffrance ; qu’il soutienne ceux qui se consacrent au service de leurs frères qui en ont le plus besoin. Joyeux Noël à tous ! » (Pape François, vœux de Noël 2013).

(Source : site web de l’Église catholique de France)

Message de Noël de Monseigneur Bouilleret

Un Noël de paix et de lumière. Par Mgr Jean-Luc Bouilleret, archevêque du diocèse de Besançon.

Je vous souhaite un Noël de paix. Dans un monde traversé par la violence, nous aspirons tous à la paix. Notre terre est encore marqué par tant de guerres ;  Irak, Syrie, Afrique de l’Ouest, Ukraine et bien d’autres pays souffrent de conflits incessants. Des hommes et des femmes meurent parce qu’ils ne partagent pas les opinions politiques, sociales et religieuses d’autres hommes. Des hommes et des femmes meurent parce qu’ils refusent de laisser leurs maisons et leurs terres.  Des enfants et des adolescents sont assassinés.  Le prix de la vie est au plus bas !

Notre pays est lui aussi trop souvent le lieu de la violence : violence sociale, économique, familiale et individuelle. Le vivre ensemble n’est plus le but de la vie en société. Chacun cherche son propre profit au détriment du bien commun.

A Noël, nous attendons un Messie qui apporte la paix au monde. Quelques soient nos convictions, nous pouvons souhaiter devenir des artisans de paix là où nous vivons. Chrétiens, nous croyons que l’enfant de la crèche est le Prince de la Paix. Il est remis à l’humanité pour que nous prenions soin de lui. Dieu s’abandonne entre les mains des hommes. Que la vulnérabilité de l’enfant transforme nos cœurs  en cœurs de paix.

Dans un monde où chacun  cherche un sens à sa vie, je vous souhaite un Noël de lumière. Les rues des villes et des villages sont parées de guirlandes lumineuses ;  nos maisons s’éclairent dès la nuit tombée ; les bougies viennent éclairer l’intérieur de nos maisons.

La lumière est porteuse d’espérance ; elle éclaire la route de l’humanité que nous empruntons chaque jour. Quand la lumière se fait intérieure, elle ouvre aux décisions que nous devons prendre.

A Noël, chrétiens,  nous confessons que l’enfant Jésus est la lumière née de la lumière. Il apporte la lumière de Dieu sur le monde.  Dieu aime ce monde qu’Il a créé. Sur le visage de Marie et de Joseph rayonne la lumière de la joie de la naissance de l’Emmanuel, Dieu avec nous.

Je vous souhaite un Noël de paix et de lumière.

+ Jean-Luc BOUILLERET
Archevêque de Besançon

(Source : site du diocèse de Besançon)

Fêter Noël

Avec le site Fêter Noël, l’Église catholique met Noël en lumière

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(Cliquer sur l’image pour ouvrir le site « Fêter Noël »)

Le site Fêter Noël  souhaite partager largement le cadeau offert à Noël : la joie de la naissance de Jésus, la paix et la lumière pour tous. Il met en lumière les traditions de Noël et en fait redécouvrir le sens. Du sapin, aux décorations en passant par la crèche ou les recettes… le site passe en revue toutes les facettes de Noël. Il part des questions et des centres d’intérêt des internautes et les invite à un parcours selon la forme qui les touche : article, prière, chant, vidéo, témoignage…

Cette initiative s’inscrit dans la lignée d’Avent 2014 lancé par le diocèse de Paris : rappeler le sens chrétien de la fête de noël et la naissance de Jésus. « La culture chrétienne a besoin aujourd’hui d’être redite sans agressivité, sans prosélytisme, de manière pédagogique », explique Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France.

Le site Fêter Noël est en lien avec le site Rencontrer Jésus lancé en novembre 2013 pour partager la beauté de la rencontre avec Jésus.

Ce projet porté par le Comité d’orientation internet de la Conférence des évêques de France a été élaboré par ses différents services en lien avec plusieurs diocèses, congrégations et mouvements et associations. Plus de quarante personnes ont participé à la rédaction des articles et des prières.

« En ce jour illuminé par l’espérance évangélique qui vient de l’humble grotte de Bethléem, j’invoque le don propre à Noël de la joie et de la paix pour tous : pour les enfants et les personnes âgées, pour les jeunes et les familles, pour les pauvres et les exclus. Que Jésus, qui est né pour nous, réconforte tous ceux qui sont éprouvés par la maladie et par la souffrance ; qu’il soutienne ceux qui se consacrent au service de leurs frères qui en ont le plus besoin. Joyeux Noël à tous ! » (Pape François, vœux de Noël 2013).

(Source : site web de l’Église catholique de France)