Parcours de carême

Tous les dimanches de carême, chaque groupe de catéchèse présente lors des célébrations (pour les trois paroisses) leurs travaux de parcours de carême, leurs manques, leurs efforts.

Merci à eux et à leurs catéchistes.

Marche de carême avec les enfants du primaire

Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre ».Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante quinze ans lorsqu’il sortit de Harane. Il pris sa femme Saraï, son neveu <loth, tous les biens qu’ils avaient acquis, et les personnes dont ils s’étaient entourés à Harane ; ils se mirent en route pour Canaan et ilsarrivèrent dans ce pays. (Genèse 12, 1)

« Migrations et vivre ensemble »

Samedi 23 mars, plus d’une centaine d’enfants catéchisés (CP, CE1, CE2, CM1 et CM2), accompagnés par leurs catéchistes et leurs parents, se sont retrouvés à 9h30 à l’Institution Cartanaz de Pirey pour un temps fort CCFD en doyenné. La matinée avait pour objectif de sensibiliser les enfants sur le fait que les migrations sont naturelles et légitimes. Elles sont source de rencontres et de partage, favorisant ainsi un enrichissement mutuel.

Le père Bruno Doucet, accompagné de Christine, responsable de la catéchèse en doyenné, ont accueilli les enfants au réfectoire de l’Institution Cartanaz.

Le top départ est donné avec la chanson « Mercy » de Madame Monsieur, suivie de la projection du film d’animation « Une girafe sous la pluie ». Les enfants ont répondu aux questions de Christine et ont très bien résumé le film.

« Une girafe est contrainte de quitter sa terre natale et arrive dans un pays dans lequel elle va essayer de s’intégrer. Ses péripéties tentent de retracer les étapes, les rencontres et les émotions que peuvent connaître les migrants au cours de leur parcours ».

Écoutons Noah, élève de CE2 à Étuz :

Ensuite, les enfants se répartissent en petits groupes. Les CP, CE1 et l’éveil à la foi construisent « l’oiseau-mains » qui rappelle les mains solidaires qui accueillent les migrants se déplaçant à la recherche d’un monde meilleur. Ces oiseaux-mains seront accrochés sur un arbre en arrivant à l’église de Pirey.

Les CE2, CM1 et CM2 se mettent en groupe de 6. Accompagnés des catéchistes, ils commencent à répondre aux questions suivantes :
– quel est le parcours du personnage principal de cette histoire ?
– qu’est-ce qui vous a plus particulièrement marqué ? Pourquoi ?
– quel message porte le héros de l’histoire ?
Puis on joue avec « Sur les routes du monde », un jeu de cartes semblable au jeu des 7 familles, dont le but est de reconstituer 6 parcours migratoires (en Thaïlande, au Tchad, au Maroc, au Bangladesh, en Espagne-France, et le parcours de Joseph, personnage biblique de l’Ancien testament). Les catéchistes ont apporté un globe terrestre et une carte du monde.

Vers 11h15, départ pour la marche jusqu’à l’église de Pirey.

C’est le père Bruno Doucet qui animera la célébration. Le temps d’accueil résume et présente les travaux des enfants : l’oiseau-mains et le jeu des 7 familles qui ont permis de découvrir que les enfants migrants sont avant tout des enfants « tout court ». Ils n’ont pas choisi ce qu’ils vivent. Bien souvent, leurs parents ont pris la décision de migrer dans l’espoir d’un meilleur avenir.

« Amis dans le Seigneur »

Prière du Pape

Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus Christ qui s’identifie à l’étranger de toute époque, accueilli ou rejeté. Le Seigneur confie à l’amour maternel de l’Église tout être humain contraint à quitter sa propre patrie à la recherche d’un avenir meilleur.

Marche de carême avec les jeunes de 6ème et 5ème

« Le début de ce troisième millénaire est fortement caractérisé par des mouvements migratoires… Les flux migratoires contemporains constituent le plus vaste mouvement de personnes, sinon de peuples de tous les temps… » (Pape François, février 2017)

« Migrations et vivre ensemble »

Nombreuses sont les familles qui, à un moment donné de leur histoire sont venues en France pour des raisons diverses. Toutes ces migrations sont source de rencontres et de partages, favorisant ainsi un enrichissement mutuel.

Samedi 16 mars, rendez-vous était donné aux jeunes de 6ème et 5ème pour la traditionnelle marche de carême en doyenné. Une cinquantaine d’enfants, accompagnés par leurs catéchistes et quelques parents, se sont mobilisés et ont réfléchi autour du thème des migrations et du vivre ensemble. Le but de ce temps fort était de sensibiliser les jeunes sur le fait que les migrations sont naturelles et légitimes, mais également de leur faire prendre conscience du phénomène migratoire. Ils pourront ainsi percevoir ce qu’ils peuvent faire, à leur niveau, pour développer un vivre ensemble plus fraternel.

L’accueil des jeunes s’est déroulé à l’église de Pouilley-les-Vignes à 9 heures. Le temps pour les catéchistes d’expliquer le déroulement de la matinée et de former trois groupes autour des thématiques sur les migrations économiques, politiques et climatiques. Départ des marcheurs en direction de la maison paroissiale d’École-Valentin où les jeunes ont apprécié un petit goûter et réalisé un panneau composé de mots clés qu’ils ont identifiés pendant la marche : accueil, conversion, prière, réconciliation, service, … Ensuite, tout le groupe s’est dirigé vers l’église Saint Georges d’École-Valentin pour une célébration de clôture animée par le père Anthony Chopard. La quête réalisée au cours de la célébration était destinée à soutenir des projets de solidarité en France et à l’international. Les jeunes étaient invités à apporter 2 euros ou plus (pris sur leur argent de poche).

Tu nous appelles, Seigneur, à une vie plus vivante

Voici une prière du Père Albert-Marie Besnard (1926 – 1978) pour notre propre conversion en ce temps de carême.

Tu nous appelles, Seigneur, à une vie plus vivante, non dans l’agitation, mais dans la force d’aimer, non pour nous-mêmes, mais pour les frères que tu nous donnes, non à bout de souffle, mais en respirant bien. Apprends-nous à découvrir et à partager cette vie, aide-nous à prendre souffle en ce temps de carême. Renouvelle, transforme, même si cela fait mal.

La vie de tous les jours, c’est Toi qui nous la donnes, je te l’offre telle qu’elle est, avec ses joies et ses peines. Apprends-nous à découvrir ta joie et ton espérance, par cette part que nous prenons aux besoins des autres et par la prière. Fais que le souci des autres nous bouscule, mais ne nous enlève pas le désir d’approfondir tout ce que tu attends de nous.

Seigneur, tu demandes que nous pleurions avec ceux qui pleurent, que nous nous réjouissions avec ceux qui sont dans la joie, car ce sera le signe de cette affection qui nous lie les uns aux autres. Que ta charité soit entre nous, chaleureuse comme le vin et forte comme le pain. Amen.

Un peu de cendres

Un peu de cendres et beaucoup de lumière,
Dieu nous appelle au secret de sa nuit.
Un peu de cendres et beaucoup de lumière,
Dans le désert habité par l’Esprit.

Un peu de cendres nous sommes poussière,
Dieu la recueille et lui souffle sa vie?
S’il faut descendre au sillon de la terre,
C’est pour lever comme toi, Jésus-Christ.

Un peu de cendres et le cœur en prière,
Dieu nous rencontre et nous parle d’amour.
S’il faut descendre au profond de nous-même,
C’est pour entendre l’eau vive qui sourd.

Un peu de cendres et le pain du royaume,
Dieu nous invite à creuser d’autres faims.
S’il faut descendre à la table des pauvres,
C’est pour offrir le bonheur d’un festin.

Un peu de cendre et des pas de justice,
Dieu nous engage à mener ses combats.
S’il faut descendre au milieu de nos villes,
C’est pour bâtir la maison qui tiendra.

Un peu de cendres et des mains qui pardonnent,
Dieu nous rejoint dans l’oubli des affronts.
S’il faut descendre et marcher vers les autres,
C’est pour grandir vers le jour communion.

Auteur : Claude Bernard
Compositeur : Thierry Chleide

Confectionner un arbre de Carême

Le calendrier liturgique nous fait un beau cadeau ! 40 jours pour changer nos cœurs ! 40 jours pour découvrir l’amour de Dieu dans nos familles !

Pour cela l’équipe de la pastorale des familles a eu l’idée de vous concocter ce kit brico contenant de quoi confectionner tout au long de ces 40 jours un Arbre de Pâques. Des petites icônes de Carême illustrées sont à découper et à accrocher au rythme de vos résolutions et de vos efforts dans votre arbre de Pâques à télécharger ICI

Le Carême est de retour

Le Carême est de retour… comme une institution bien rodée et presque parfaitement au point : peut-être trop… Cendres, prière, jeûne, aumône : combien ces mots semblent, au fil des ans, préfabriqués, prêts-à-porter ou surgelés ; le temps les a délavés, et sur nos lèvres, ils peuvent ne plus avoir de saveur ni d’odeur ! À moins que nous les chargions de sens pour en faire un Carême pour notre temps.

Cela commence avec un goût de cendres. Aujourd’hui, pour notre monde, cela rappelle sans doute la mort et le choix désormais ouvert entre deux possibilités : inhumation ou crémation. Dans ma vie de foi, les cendres sont signes de fragilité, de ma finitude. Le rite des cendres rappelle tout ce que le feu de l’amour de Dieu doit brûler, jusqu’à ce qu’il ne reste que… l’amour. Cette célébration m’indique un chemin pour m’ajuster à Dieu et laisser une place à mon prochain, et faire l’expérience que Dieu n’aime pas le péché mais risque tout pour me montrer sa miséricorde envers le pécheur que je suis. Pourquoi ne pas s’interroger en ce jour sur tout ce qui, dans ma vie, est déchet,attachement inutile et demander à Dieu de m’en délivrer ? Le temps de Carême est tout orienté vers le Christ, victorieux des germes de mort et de la mort tout court, vers Pâques qui nous invitera à re-vivre notre baptême.

Une double attitude : l’attention et la fécondité
Pour une quarantaine, qui peut filer très vite et qu’il ne faut pas réduire à quelques heures quand approche le dénouement, il nous faut trouver une double attitude. L’attention, un vrai mot de Carême : être tendu vers… C’est-à-dire se concentrer vers l’essentiel, ce qui fait mon humanité, ce qui me structure dans ma vie de foi,de citoyen et d’habitant de la planète Terre. C’est pourquoi, le jeûne, (le partage) l’aumône peuvent devenir signes de protestation face à un monde qui se divise entre « de plus en plus de riches » et « de plus en plus de pauvres », entre l’abondance de biens et le manque du minimum pour survivre. Beaucoup de religions prônent le jeûne et le partage. « Le jeûne du Ramadan, affirme Ghaleb Bencheikh, permet de marquer par la faim corporelle sa faim de Dieu et sa conscience de la faim des pauvres ».

« C’est formidable, disait Bernanos, comme mes idées changent quand je prie »
Gandhi, estimant qu’une discipline ascétique purifiait l’âme et le corps, fit d’ailleur du jeûne le signe le plus visible de sa protestation, fondée sur la non-violence, la compassion et la vérité. L’autre attitude : la fécondité. C’est la que je mets la place de la prière. « C’est formidable, disait Bernanos, comme mes idées changent quand je prie ». Dieu n’est pas un distributeur automatique de dons. On ne met pas Dieu devant une sorte d’ultimatum. Dans le livre de Judith (8, 16), « On ne met pas Dieu au pied du mur comme un homme. On ne lui fait pas de sommation ». La première prière est la louange. Dire « merci ». Le soir : « Merci Seigneur, pour cette journée, pour toutes ces rencontres, ces visages rencontrés, cet amour qui a circulé autour de moi… ». La fécondité, ce sont aussi ces catéchumènes qui recevront le baptême à Pâques. Ils sont, pour nous, la nouveauté de la foi, le levain pour nos communautés.

Le Carême n’est pas tant de se dire : « Je suis du côté de Dieu », mais « Dieu est-il de mon côté ? ». Il le sera si je suis du côté de l’homme, tout homme, surtout le plus vulnérable.

Bonne quarantaine !

Père Maurice Bez
(Article publié dans RVO n° 134, février 2018)

Le Carême

Carême vient de la contraction du latin « quadragesina » qui signifie « quarantième »)

Quand nous parlons du Carême, nous pensons de manière immédiate à une période de privations, de jeûne et d’abstinence… Ce temps a effectivement été institué par le christianisme au IVème siècle en faisant référence aux quarante jours du Christ dans le désert. Plusieurs parcours nous invitent « à raviver en nous le don de Dieu ».

Voici cinq thèmes qui pourraient nous aider à réfléchir, à cheminer durant ces cinq semaines (1) :

1 – S’APPROCHER
Rencontrer un voisin, un inconnu, un étranger !
Mon regard sur l’autre a-t-il évolué ?

2 – SE LAISSER ÉMOUVOIR, SE LAISSER BOUSCULER
Rompre une carapace, une protection par rapport à ce que je vois et à ce que j’entends!
Des horizons nouveaux ont-ils été ouverts pour plus de partage et de solidarité ?

3 – SE LIER
Créer, rétablir les valeurs profondes qui créent l’amitié !
Dans ma relation aux autres et au Christ, est-ce que la confiance (entre autre) que je leur porte, me permet de les appeler mes amis ?

4 – SE DONNER
Aimer c’est tout donner et se donner soi-même ! Quelles situations m’ont permis de donner facilement, de donner difficilement, voire de ne pas donner ?
Dans quelles situations suis-je prêt à donner le superflu, l’essentiel ?

5 – S’ÉLEVER
Élever l’Humain et rétablir sa dignité !
En me rapprochant de Dieu et des personnes en difficulté, comment les cris de souffrance se sont transformés en cris de joie ?

Alors, comme nous invite l’Apôtre Paul (2 C0 5, 20) « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ».
Voici quelques questionnements pour ce temps d’approfondissement, de prière et de détachement des biens matériels. Ces quarante jours du Mercredi des Cendres à Pâques nous préparent à renouveler lors de la Nuit Pascale, « Notre profession baptismale ». Bon carême !
(1) Source : Cahier CCFD

Pierre Guedin
Délégué pastoral, paroisse du Val des Salines
(Article publié dans la feuille paroissiale du mois de janvier 2018)

Le Carême, un chemin de vie !

Un Carême vivant !

Pas de privations pour m’améliorer, me sanctifier et me faire petit devant Dieu ? Un chemin qui conduit du mercredi des Cendres à la Semaine sainte, qui invite à la conversion : l’aumône dans le secret, la prière envers le Père, le jeûne dans la joie : sans spectacle ni triomphalisme ni hypocrisie (Matthieu 6).

Voyez ces personnes qui connaissent et visitent leurs voisins. Celles qui dans « le secret » préparent les lainages et autres dons pour la journée du Secours catholique. Celles qui sortent et vont de porte en porte réveiller notre générosité pour la journée « SOS hiver ». Celles qui participent discrètement aux campagnes de solidarité que de nombreux organismes promeuvent pour subvenir aux frères dans le besoin.

Voyez ceux qui s’acquittent de leur devoir de prière : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toutes circonstances : c’est la volonté de Dieu à votre égard » (1 Thessaloniciens 5). Prière de remerciement, de louange, de demande, avec leurs propres paroles et la Parole de Dieu.

Voyez ceux qui pratiquent le jeûne dans la joie tout au long du Carême et au-delà en s’ouvrant à l’autre. Ils éteignent smartphone, tablette, télévision pour entrer en contact avec celui qui est là à leur côté ; ils lui disent « je t’aime, j’ai besoin de ton amour, tu comptes pour moi » ; ils arrêtent la course à la consommation.

Oui, le Carême est chemin vers la liberté, la joie, la vie ; un chemin de résurrection avec le Christ, de renaissance à l’amour de Dieu. Joyeux Carême !

Jean Conreaux, diacre permanent
Édito publié dans RVO n° 134, février 2018

Allons plus loin !

C’est un des objectifs que notre archevêque propose dans sa lettre pastorale. A chaque carême, nous essayons de trouver une démarche de conversion à faire. Et je trouve que celle qu’il propose n’est pas mal.

Nous sommes toujours en train de nous plaindre, à cause de la crise de l’Église : nos communautés vieillissent, où sont les jeunes ? Plusieurs propositions s’offrent à nous pour ce temps de carême :

Se retrouver pour travailler ensemble les propositions de cette lettre pastorale qui va préparer le synode de 2018. Faire remonter au niveau paroissial le résultat de ces travaux.
Le 29 avril, il va y avoir avec notre archevêque sur notre doyenné, la journée 3D « Déballez, débattez, découvrez ». C’est « un événement pour tous les curieux, chrétiens pratiquants ou non ». Question : qui vais-je inviter ? Je suis sûr que dans mon entourage, enfants, voisins, amis, il en est qui ont pris des distances avec l’Église. Ce serait peut-être bien de les inviter pour leur montrer que celle-ci a changé !
Avoir un autre regard sur les migrants. Dans ces périodes d’élection, il nous faut « nous méfier du populisme », comme le dit si bien le pape François, c’est-à-dire du risque de repli identitaire, comme le propose certains partis politiques. Occasion donc pour nous de lire ou de relire ce que l’Observatoire social diocésain a fait paraître pour les prochaines élections.

Au lieu « de rester là à regarder le ciel » (Ac 1,11), il serait peut-être bon de nous mettre à l’action. Chaque carême nous propose d’aller plus loin avec nos frères chrétiens pour que l’Église soit encore aujourd’hui force de proposition dans un monde différent.

Père Michel Naas
(Article publié dans la feuille paroissiale « Ensemble » du mois de février 2017)

Télécharger la lettre pastorale de Monseigneur Jean-Luc Bouilleret (pdf -16 p.)