Un nouveau souffle pour l’Église

Charles, servant d’autel, de Miserey-Salines, répond aux questions de RVO.

RVO : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
J’ai bientôt 13 ans. Après avoir suivi les cours de catéchisme en classe de CM1 et CM2, j’ai fait ma communion et souhaité continuer. Je fais ma profession de foi cette année et, après cela, je vais commencer mon parcours vers la confirmation : deux ans en groupe de jeunes, puis deux ans de préparation. Cela peut paraître long mais on a le temps d’approfondir nos connaissances et de bien réfléchir à cet engagement.

Comment es-tu devenu servant d’autel ?
Ma cousine l’était déjà et cela m’a donné l’idée de servir à mon tour. Je souhaitais aider en participant au déroulement de l’office. J’ai commencé en accompagnant les autres, puis j’ai suivi la formation. Depuis, Victor et Auguste, mes frères, ont rejoint l’équipe. Servir la messe permet aussi d’en voir le déroulement sous un angle différent. Prochainement, je serai référent lors de la future formation des servants.

As-tu un souvenir marquant ?
Lors de la veillée pascale, pour la première fois, j’étais thuriféraire et mon frère Victor, naviculaire (NDLR : porteurs de l’encensoir et de la navette d’encens).

Envisages-tu de t’impliquer dans l’Église plus tard ?
Être impliqué, ce n’est pas aller à la messe tous les dimanches. L’Église a besoin de personnes dans les équipes qui la font vivre, qui l’animent (coordination, liturgie, funérailles, catéchisme…).

Quel regard portes-tu sur l’Église ?
Je la vois jeune : nous étions cinquante sept lors de la retraite avant notre profession de foi et beaucoup d’accompagnants étaient de jeunes adultes. J’ai apprécié l’ambiance dynamique et joyeuse de la retraite ; on chantait souvent. Plus généralement, je pense que l’Église a la volonté de se rapprocher des gens. Au cours des homélies, les prêtres nous aident bien à comprendre le sens des textes.

Merci à Charles pour cet entretien vivifiant.

Propos recueillis par Bernard Ruelle, rédacteur de RVO, et publiés dans RVO n° 140, juin 2019