Lumière pascale sur l’Europe

Quand j’écoute autour de moi ce qui se dit sur l’Europe, quand je vois la montée des nationalismes dans quelques pays européens, quand je vois la complexité de ses instituions et les élections européennes qui approchent, je me dis qu’il y a bien besoin qu’une lumière vienne éclairer tout cela.

Et en ce temps de préparation à la fête de Pâques, ne serait-ce pas la lumière pascale qui devrait illuminer notre toujours jeune Europe et l’ensemble de ses citoyens ? Pourquoi ? Parce que cette lumière est don de Dieu. Parce qu’elle est amour, paix et justice. Et si nous acceptons de laisser le Christ éclairer nos vies, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas faire autrement que de nous engager concrètement pour toujours plus de paix, d’amour et de justice, là où nous vivons et, bien sûr, en Europe.

Si je vois des hommes et des femmes, des jeunes s’enténébrer en Europe, j’en vois également, et nombreux, rayonner de la lumière divine en étant de véritables témoins de l’Amour de Dieu. Mathilde, que vous découvrirez dans ce numéro de « Reflets du Val de l’Ognon », les prêtres, les diacres et leurs épouses, les délégués pastoraux de notre doyenné, vous invitent à vous mobiliser pour que ce soit bien cette lumière pascale qui illumine tout ce qui se construit en Europe.

Joyeuses Pâques !

Père Bruno Doucet, doyen
Édito publié dans « Reflets du Val de l’Ognon », n° 139, mars 2019)

Résurrection

« Pour vous, qui suis-je ? » Telle est la question que Jésus pose à ses disciples avant d’annoncer sa mort. « Tu es Élie, Jean-Baptiste ressuscité, un prophète » disent les apôtres ; Pierre va plus loin en disant :  » Tu es le Messie ! » Mais quand ils disent cela, ils ne font que voir en lui l’Homme Jésus et n’entrevoient même pas sa condition de Fils de Dieu.

Cette question nous est posée à nous aussi dans ces temps de Pâques. Nous pouvons faire comme les disciples, parler de Jésus comme un homme extraordinaire qui appelait à la paix et guérissait les malades, un homme de bien comme il y en a beaucoup.

Savoir dépasser cette idée première et aller plus loin demande un acte de foi. Car c’est de cela dont il est question quand nous parlons de résurrection. Ce n’est ni une réanimation, comme pour Lazare qui devra mourir à nouveau, ni une réincarnation comme le pensaient les disciples. Il est question de glorification : « celui que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscite d’entre les morts » dit Saint Pierre dans le premier « Kérygme » des actes.

Faire le pas de la foi ! Voilà ce qui nous est demandé quand nous célébrons la mort et la résurrection de Jésus. Nous lisions durant ce carême la parabole du riche et du pauvre Lazare. Elle se termine ainsi : « Ils ont Moïse et les prophètes, et s’ils ne les écoutent pas, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus ».

Être convaincu, c’est avoir la foi. Avoir la foi, c’est croire que Jésus est passé à travers la mort pour ressurgir vivant, dans un corps glorieux, le même, mais tellement différent. Avoir la foi, c’est croire que nous sommes appelés à vivre dans son cœur pour l’éternité.

Alors nous pourrons fêter la résurrection de Jésus, comme la certitude de notre propre résurrection. Joyeuses fêtes de Pâques !

Père Michel Naas
(Article publié dans la feuille paroissiale du mois de mars 2019)