3ème temps fort du « Chemin vers l’Eucharistie »

Le 3ème temps fort du chemin vers l’Eucharistie s’est déroulé dimanche 7 avril. Les enfants des 3 paroisses (Val des Salines, Rives de l’Ognon et Val de la Dame Blanche) ont été accueillis par leurs catéchistes à 8 h 45 à la maison paroissiale d’École-Valentin. Pendant ce temps, les parents se sont retrouvés à l’église avec le père Michel Naas.

Les enfants ont tout d’abord répété les chants choisis pour la célébration de l’Eucharistie qui se déroulera à 11 h, puis ils se sont répartis en 4 groupes pour réfléchir sur 2 ateliers : « Se souvenir… Faire mémoire » et « Entrer en mémoire collective ».

Premier atelier : « Se souvenir… Faire mémoire »
Se souvenir : chacun observe différents objets déposés sur une table. Pendant que les enfants se retournent, un objet est enlevé par les catéchistes. L’objectif de cet atelier est de retrouver l’objet qui a disparu ou les changements intervenus sur la table. Vient ensuite un temps d’échanges et de partage des observations.

Faire mémoire : chaque enfant choisit un objet sans le prendre. Il explique pourquoi il a choisit cet objet et à quel événement cela lui fait penser : faire référence à des personnes, à des événements différents à partir d’un même objet, mais aussi à des choses identiques.
Dans l’Eucharistie, le pain et le vin apportés en offrande représentent une même symbolique pour tous les chrétiens.

Deuxième atelier : « Entrer en mémoire collective »
Le pain et le vin apportés en offrande à la messe sont fruits de la terre et du travail des hommes. C’est un signe de l’amour de Dieu. Ce sont des dons de la création, des éléments choisis par Jésus lors de son dernier repas pour être « son Corps et son Sang ».
Les enfants cherchent quels personnages interviennent dans la fabrication du pain, puis ils inscrivent les métiers sur des épis de blé.

Ils font la même chose pour le vin et inscrivent leurs réponses sur des feuilles de vigne.
Les épis seront piqués dans une miche de pain et les feuilles de vigne seront déposées autour de la coupe dans laquelle il y a du raisin. L’ensemble sera placé devant l’autel lors de la célébration de l’Eucharistie. Dieu a un très grand amour pour l’homme et beaucoup de respect pour son travail.

Les ateliers ont permis de découvrir que pour faire mémoire, nous avons besoin d’avoir des références communes. Dans chaque célébration eucharistique, lorsque nous apportons le pain et le vin, c’est toute la vie et le travail des hommes que nous offrons à Dieu. Par ce geste, nous accomplissons ce que Jésus nous a demandé lors de son dernier repas : « Vous ferez cela en mémoire de moi ».

Les parents, dont le rôle est important dans l’éducation religieuse de leurs enfants, ont participé à un temps de réflexion et d’échanges à l’église avec le père Michel Naas avant la célébration de la messe à 11 h. Ce temps de partage est articulé autour des trois temps forts de la messe : l’accueil, la Parole et l’Eucharistie.

C’est l’heure de la célébration, les enfants et leurs catéchistes se rendent à l’église.

Kyrie eleison

Scrutin de sept enfants qui seront baptisés à Pâques

Lecture du psaume par les enfants

Notre Père, que ton règne vienne

Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde

Risquerons-nous d’être amis dans le Seigneur

Sacrement des malades

Assemblée particulièrement priante et recueillie lors de cette eucharistie du samedi 06 avril, au cours de laquelle 18 personnes des trois paroisses (Val des Salines, Rives de l’Ognon et Val de la Dame Blanche) ont reçu le sacrement des malades. Moments intenses et émouvants lorsque le prêtre impose les mains et l’onction d’huile bénite sur le front. Un verre de l’amitié a été partagé à l’issue de la cérémonie.

À noter également que plusieurs personnes ont reçu ce sacrement au cours des célébrations  à l’Ehpad des Auxons, à la maison Âge et Vie de Châtillon-le-Duc et à la Marpa d’École-Valentin.

Merci à toute l’équipe du Service Évangélique des Malades qui a préparé ces célébrations, et qui accompagne chaque jour nos malades.

Pierre Guedin
Délégué pastoral

Lumière pascale sur l’Europe

Quand j’écoute autour de moi ce qui se dit sur l’Europe, quand je vois la montée des nationalismes dans quelques pays européens, quand je vois la complexité de ses instituions et les élections européennes qui approchent, je me dis qu’il y a bien besoin qu’une lumière vienne éclairer tout cela.

Et en ce temps de préparation à la fête de Pâques, ne serait-ce pas la lumière pascale qui devrait illuminer notre toujours jeune Europe et l’ensemble de ses citoyens ? Pourquoi ? Parce que cette lumière est don de Dieu. Parce qu’elle est amour, paix et justice. Et si nous acceptons de laisser le Christ éclairer nos vies, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas faire autrement que de nous engager concrètement pour toujours plus de paix, d’amour et de justice, là où nous vivons et, bien sûr, en Europe.

Si je vois des hommes et des femmes, des jeunes s’enténébrer en Europe, j’en vois également, et nombreux, rayonner de la lumière divine en étant de véritables témoins de l’Amour de Dieu. Mathilde, que vous découvrirez dans ce numéro de « Reflets du Val de l’Ognon », les prêtres, les diacres et leurs épouses, les délégués pastoraux de notre doyenné, vous invitent à vous mobiliser pour que ce soit bien cette lumière pascale qui illumine tout ce qui se construit en Europe.

Joyeuses Pâques !

Père Bruno Doucet, doyen
Édito publié dans « Reflets du Val de l’Ognon », n° 139, mars 2019)

Résurrection

« Pour vous, qui suis-je ? » Telle est la question que Jésus pose à ses disciples avant d’annoncer sa mort. « Tu es Élie, Jean-Baptiste ressuscité, un prophète » disent les apôtres ; Pierre va plus loin en disant :  » Tu es le Messie ! » Mais quand ils disent cela, ils ne font que voir en lui l’Homme Jésus et n’entrevoient même pas sa condition de Fils de Dieu.

Cette question nous est posée à nous aussi dans ces temps de Pâques. Nous pouvons faire comme les disciples, parler de Jésus comme un homme extraordinaire qui appelait à la paix et guérissait les malades, un homme de bien comme il y en a beaucoup.

Savoir dépasser cette idée première et aller plus loin demande un acte de foi. Car c’est de cela dont il est question quand nous parlons de résurrection. Ce n’est ni une réanimation, comme pour Lazare qui devra mourir à nouveau, ni une réincarnation comme le pensaient les disciples. Il est question de glorification : « celui que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscite d’entre les morts » dit Saint Pierre dans le premier « Kérygme » des actes.

Faire le pas de la foi ! Voilà ce qui nous est demandé quand nous célébrons la mort et la résurrection de Jésus. Nous lisions durant ce carême la parabole du riche et du pauvre Lazare. Elle se termine ainsi : « Ils ont Moïse et les prophètes, et s’ils ne les écoutent pas, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus ».

Être convaincu, c’est avoir la foi. Avoir la foi, c’est croire que Jésus est passé à travers la mort pour ressurgir vivant, dans un corps glorieux, le même, mais tellement différent. Avoir la foi, c’est croire que nous sommes appelés à vivre dans son cœur pour l’éternité.

Alors nous pourrons fêter la résurrection de Jésus, comme la certitude de notre propre résurrection. Joyeuses fêtes de Pâques !

Père Michel Naas
(Article publié dans la feuille paroissiale du mois de mars 2019)