Tu nous appelles, Seigneur, à une vie plus vivante

Voici une prière du Père Albert-Marie Besnard (1926 – 1978) pour notre propre conversion en ce temps de carême.

Tu nous appelles, Seigneur, à une vie plus vivante, non dans l’agitation, mais dans la force d’aimer, non pour nous-mêmes, mais pour les frères que tu nous donnes, non à bout de souffle, mais en respirant bien. Apprends-nous à découvrir et à partager cette vie, aide-nous à prendre souffle en ce temps de carême. Renouvelle, transforme, même si cela fait mal.

La vie de tous les jours, c’est Toi qui nous la donnes, je te l’offre telle qu’elle est, avec ses joies et ses peines. Apprends-nous à découvrir ta joie et ton espérance, par cette part que nous prenons aux besoins des autres et par la prière. Fais que le souci des autres nous bouscule, mais ne nous enlève pas le désir d’approfondir tout ce que tu attends de nous.

Seigneur, tu demandes que nous pleurions avec ceux qui pleurent, que nous nous réjouissions avec ceux qui sont dans la joie, car ce sera le signe de cette affection qui nous lie les uns aux autres. Que ta charité soit entre nous, chaleureuse comme le vin et forte comme le pain. Amen.

Un peu de cendres

Un peu de cendres et beaucoup de lumière,
Dieu nous appelle au secret de sa nuit.
Un peu de cendres et beaucoup de lumière,
Dans le désert habité par l’Esprit.

Un peu de cendres nous sommes poussière,
Dieu la recueille et lui souffle sa vie?
S’il faut descendre au sillon de la terre,
C’est pour lever comme toi, Jésus-Christ.

Un peu de cendres et le cœur en prière,
Dieu nous rencontre et nous parle d’amour.
S’il faut descendre au profond de nous-même,
C’est pour entendre l’eau vive qui sourd.

Un peu de cendres et le pain du royaume,
Dieu nous invite à creuser d’autres faims.
S’il faut descendre à la table des pauvres,
C’est pour offrir le bonheur d’un festin.

Un peu de cendre et des pas de justice,
Dieu nous engage à mener ses combats.
S’il faut descendre au milieu de nos villes,
C’est pour bâtir la maison qui tiendra.

Un peu de cendres et des mains qui pardonnent,
Dieu nous rejoint dans l’oubli des affronts.
S’il faut descendre et marcher vers les autres,
C’est pour grandir vers le jour communion.

Auteur : Claude Bernard
Compositeur : Thierry Chleide