Messe des familles

Samedi 15 juin, les paroissiens étaient venus nombreux pour célébrer la fête des familles à l’église des Auxons Trinité. Au cours de la messe célébrée par le père Michel Naas, Mathias a reçu le sacrement du baptême. Gilberte et Jean Melenotte ont reçu la bénédiction pour leur 70ème anniversaire de mariage. Retour en images sur la célébration accompagnée par la chorale et les musiciens (Bernard à la guitare, Delphine et Christophe aux violoncelles). La messe s’est terminée par le verre de l’amitié.

Kyrie eleison

Gloire à Dieu

Victor et Brigitte chantent le psaume

L’esprit de fête

Le regard de Dieu sur les vacanciers

L’été se dessine… Le calendrier nous l’annonce, mais le beau temps se fait attendre. Nous ne résistons pas à l’étrange coutume migratoire qui lance des millions de nos compatriotes sur les routes, dans les gares, dans les aéroports.

Beaucoup d’entre nous quittent leur environnement, maison, travail, habitudes quotidiennes, études, laissant de côté tracas et préoccupations. Nous tombons vite dans la relaxation, l’insouciance. Mais notre ouïe se réapproprie le silence de la campagne et des sentiers de montagne, voire les cris de joie des plagistes qui couvrent le bruit des vagues. Notre odorat retrouve l’air pur des sentiers et les senteurs du bord de l’océan…

Nous avons bien besoin de ce temps de relâche. Nous prenons le temps de goûter le nouvel environnement, sans tomber dans l’activisme des vacances. Nous allons privilégier la détente, les visites de monuments, goûter la nature et renouveler sa relation aux autres. Mais pendant cette période, que faisons-nous de notre vie spirituelle ? Laissons-nous Dieu et l’Église à la maison dans l’attente de notre retour ?

En tant que chrétien, les vacances sont aussi le temps pour renouveler notre relation à Dieu, peut-être s’attacher à la contemplation de la création, à la vie fraternelle, donner un peu de temps à la prière, pousser la porte d’une chapelle ou d’une église pour se recueillir, prier aussi pour ceux qui sont habituellement oubliés. L’imagination ne doit pas manquer pour réaliser cette rencontre avec Dieu et par exemple faire des choses que nous n’avons ni le temps, ni l’habitude de faire : prier en chemin, méditer une lecture de la semaine, lire la vie d’un saint, ouvrir son cœur avec nos proches, mais aussi avec ceux qui sont plus loin, assister à l’eucharistie, réfléchir sur le petit engagement que je pourrais prendre à la rentrée en paroisse… En fait, ne pas mettre Dieu en vacances, mais passer nos vacances avec Lui.

Dieu nous regarde, je vous livre quelques-unes de ses réflexions :
« Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, parce que c’est moi qui les ai créés à mon image. Et même quand ils se reposent, ils sont à ma ressemblance. Moi aussi, après la création, j’ai pris loisir de regarder mon œuvre et je me suis reposé ».
« Je vous vois aussi incapables de rester en place, dit Dieu, à tourner et à tournoyer comme des fourmis en déroute, je me dis que vos vacances, au fond, ce n’est pas du repos ».
« Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, sur les plages qui sont si belles et si bonnes, je le sais bien, moi, qui les ai faites, ils sont là étendus. Je n’ai rien contre les corps bronzés et les bains de soleil, on dirait que les âmes sont parties en vacances, abandonnant le corps sur le sable comme des poissons échoués ».

« Alors, ne m’oubliez pas ! Passez un heureux temps de vacances et vivons ensemble ces moments tant attendus ».

Pierre Guedin, Délégué pastoral du Val des Salines
(Texte publié dans la feuille paroissiale du mois de juin 2019)

Loin du bruit et de la fureur

Depuis plusieurs mois, le bruit domine dans la rue en vecteur du mécontentement. Les médias nous menacent d’une overdose d’informations trop souvent transmises sans discernement. L’audimat règne en maître, bien épaulé par la spontanéité : c’est à qui sera le premier à rendre compte de la situation, préférence étant donnée au spectaculaire.

Soudain, à l’aube de la Semaine sainte, la fureur de l’incendie qui ravage Notre-Dame de Paris, frappe de stupeur tant celui qui croit au ciel que l’athée. C’est « notre âme » qui est atteinte dans ce symbole commun de la foi et de la beauté d’une œuvre humaine. En ces temps où la société et l’Église sont bousculées, interpellées par les cris de ceux qui souffrent de mal-vivre ou d’atteintes graves sur leur personne, et après avoir entendu ces appels, l’heure est au sursaut pour de saines réactions et de nécessaires réformes.

En vous éloignant du tumulte, l’été qui s’annonce, vous offre, dans nos pages, des possibilités pour regarder ailleurs, penser à soi et aux autres, et prendre le temps de réfléchir. Laissez-vous conduire sur les chemins de croix… pattées, en redécouvrant les vertus du silence ou de la prière. Offrez des vacances à ceux qui, sans cela, n’auraient pas la chance de partir. Pour faire du « bruit », agréable aux oreilles, essayez le chant choral. Jeunes adultes, joignez-vous au rassemblement des huit diocèses de l’Est « Mandeure 2019 » ou, comme des adultes confirmands, affermissez et affirmez sereinement votre foi. Et découvrez aussi l’engagement d’un jeune adolescent, bien dans ses baskets et dans l’Église.

Bel été de partages et de découvertes !

Bernard Ruelle, rédacteur de RVO
(Édito publié dans RVO n° 140, juin 2019)

Un nouveau souffle pour l’Église

Charles, servant d’autel, de Miserey-Salines, répond aux questions de RVO.

RVO : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
J’ai bientôt 13 ans. Après avoir suivi les cours de catéchisme en classe de CM1 et CM2, j’ai fait ma communion et souhaité continuer. Je fais ma profession de foi cette année et, après cela, je vais commencer mon parcours vers la confirmation : deux ans en groupe de jeunes, puis deux ans de préparation. Cela peut paraître long mais on a le temps d’approfondir nos connaissances et de bien réfléchir à cet engagement.

Comment es-tu devenu servant d’autel ?
Ma cousine l’était déjà et cela m’a donné l’idée de servir à mon tour. Je souhaitais aider en participant au déroulement de l’office. J’ai commencé en accompagnant les autres, puis j’ai suivi la formation. Depuis, Victor et Auguste, mes frères, ont rejoint l’équipe. Servir la messe permet aussi d’en voir le déroulement sous un angle différent. Prochainement, je serai référent lors de la future formation des servants.

As-tu un souvenir marquant ?
Lors de la veillée pascale, pour la première fois, j’étais thuriféraire et mon frère Victor, naviculaire (NDLR : porteurs de l’encensoir et de la navette d’encens).

Envisages-tu de t’impliquer dans l’Église plus tard ?
Être impliqué, ce n’est pas aller à la messe tous les dimanches. L’Église a besoin de personnes dans les équipes qui la font vivre, qui l’animent (coordination, liturgie, funérailles, catéchisme…).

Quel regard portes-tu sur l’Église ?
Je la vois jeune : nous étions cinquante sept lors de la retraite avant notre profession de foi et beaucoup d’accompagnants étaient de jeunes adultes. J’ai apprécié l’ambiance dynamique et joyeuse de la retraite ; on chantait souvent. Plus généralement, je pense que l’Église a la volonté de se rapprocher des gens. Au cours des homélies, les prêtres nous aident bien à comprendre le sens des textes.

Merci à Charles pour cet entretien vivifiant.

Propos recueillis par Bernard Ruelle, rédacteur de RVO, et publiés dans RVO n° 140, juin 2019

La prière du marcheur

Tu aimais marcher, Seigneur Jésus
et les gens aimaient ton pas.
Je t’imagines sous le chaud soleil
dévaler les collines de Galilée
ou gravir les montagnes de Judée.
Rien n’arrêtait ta marche sinon la misère des autres.

Aujourd’hui, je marche avec toi.
Je t’offre mes pas.
Chacun d’eux chante ma liberté.
Chacun d’eux rend grâce pour ma vie, mon souffle,
ma joie de vivre et de découvrir.
Chacun d’eux te bénit pour mon corps,
mon cœur et mon esprit reçus de toi,
Chacun d’eux te dit « je t’aime ».

Donne-moi l’audace du premier pas,
celui de la réconciliation qui tarde,
celui du père qui court au-devant
de l’enfant prodigue,
celui que tu souhaites envers le pauvre,
celui de l’enchantement qui devrait m’emporter
vers les autres qui ne te connaissent pas.

Apprends-moi à marcher avec toi
pour qu’à l’heure de mes derniers pas,
je les mette dans les tiens
et que je traverse le rideau de la mort en toute confiance.
Amen.

Alain Roy, prêtre
(Prière publiée dans RVO n° 140, juin 2019)

Notre-Dame de Paris

Compagnon bâtisseur,
D’une corde, d’un compas,
Tu marquas la grandeur
Du Seigneur ici bas.

Et du néant surgirent,
Telles des gerbes de pierres,
Des murs qui gravirent
Des degrés de lumière.

Austérité romane,
Voulue pour mieux chercher,
Sans troubler le profane
La voie de la clarté.

Au dehors, le tympan,
Commente la Parole
D’un dieu tout puissant,
Sous forme de symboles.

Et sur les chapiteaux
Se déroule l’histoire
Des textes originaux
Où apparut Sa gloire.

Puis, éclatant gothique,
Marqué par la dentelle
D’une pierre lyrique,
Où la foi étincelle.

Sortant la lueur
À la rose sacrée,
L’astre avive les couleurs
Des vitraux inspirés.

Sorti d’un monde farouche,
Le visiteur anxieux
Sent parfois que le touche
Le souffle de ces lieux.

À l’entrée, interdit,
Il contemple radieux,
Le navire de l’Esprit
Qu’ont bâti ses aïeux.

Texte de Bernard Ruelle, rédacteur de RVO
(publié dans la feuille paroissiale du mois de juin 2019)

Célébration dominicale de la Parole à Gézier

Ce dimanche 12 mai, les paroissiens des Rives de l’Ognon se sont réunis pour célébrer la Parole de Dieu à l’église de Gézier.

Avec leurs catéchistes, des enfants avaient préparé des mains en papiers de couleurs. Et nous avions répété avec une douzaine d’entre eux des tableaux et une gestuation sur la Parole de ce jour (Ac 13,14,43-52 Ap de St Jean 7,9, 14b-17 Ev. St Jean 10,27-30).

Grâce aux talents de chacun, à la présence des familles des enfants, une assemblée renouvelée mais attentive et priante s’est retrouvée en « peuple de Dieu », tantôt chantant et priant, tantôt murmurant les prénoms des personnes qu’elle voulait confier aux « mains du Père ».

Voici quelques images :

La procession d’entrée où les enfants et les adultes volontaires s’approchent des « mains du Père » et mettent leur main entre les siennes, lui confiant les personnes dont ils ont inscrit les noms sur leur main. Vivantes ou défuntes, mais vivantes auprès du Père, (« je crois à la communion des saints » : credo) d’ici ou d’ailleurs, croyantes ou non, elles forment avec nous le peuple de Dieu (psaume).

Une gestuation de la 1ère lecture : « en entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ».

Un tableau qui tente d’illustrer la Trinité (Les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint. Le Père et moi nous sommes un) : les enfants se groupent par 3, et tendent les bras l’un derrière l’autre, le premier, mains en bas, le deuxième, bras en croix, le troisième, mains levées vers le ciel.

Et une vue finale du « panneau des mains. »

3ème temps fort du « Chemin vers l’Eucharistie »

Le 3ème temps fort du chemin vers l’Eucharistie s’est déroulé dimanche 7 avril. Les enfants des 3 paroisses (Val des Salines, Rives de l’Ognon et Val de la Dame Blanche) ont été accueillis par leurs catéchistes à 8 h 45 à la maison paroissiale d’École-Valentin. Pendant ce temps, les parents se sont retrouvés à l’église avec le père Michel Naas.

Les enfants ont tout d’abord répété les chants choisis pour la célébration de l’Eucharistie qui se déroulera à 11 h, puis ils se sont répartis en 4 groupes pour réfléchir sur 2 ateliers : « Se souvenir… Faire mémoire » et « Entrer en mémoire collective ».

Premier atelier : « Se souvenir… Faire mémoire »
Se souvenir : chacun observe différents objets déposés sur une table. Pendant que les enfants se retournent, un objet est enlevé par les catéchistes. L’objectif de cet atelier est de retrouver l’objet qui a disparu ou les changements intervenus sur la table. Vient ensuite un temps d’échanges et de partage des observations.

Faire mémoire : chaque enfant choisit un objet sans le prendre. Il explique pourquoi il a choisit cet objet et à quel événement cela lui fait penser : faire référence à des personnes, à des événements différents à partir d’un même objet, mais aussi à des choses identiques.
Dans l’Eucharistie, le pain et le vin apportés en offrande représentent une même symbolique pour tous les chrétiens.

Deuxième atelier : « Entrer en mémoire collective »
Le pain et le vin apportés en offrande à la messe sont fruits de la terre et du travail des hommes. C’est un signe de l’amour de Dieu. Ce sont des dons de la création, des éléments choisis par Jésus lors de son dernier repas pour être « son Corps et son Sang ».
Les enfants cherchent quels personnages interviennent dans la fabrication du pain, puis ils inscrivent les métiers sur des épis de blé.

Ils font la même chose pour le vin et inscrivent leurs réponses sur des feuilles de vigne.
Les épis seront piqués dans une miche de pain et les feuilles de vigne seront déposées autour de la coupe dans laquelle il y a du raisin. L’ensemble sera placé devant l’autel lors de la célébration de l’Eucharistie. Dieu a un très grand amour pour l’homme et beaucoup de respect pour son travail.

Les ateliers ont permis de découvrir que pour faire mémoire, nous avons besoin d’avoir des références communes. Dans chaque célébration eucharistique, lorsque nous apportons le pain et le vin, c’est toute la vie et le travail des hommes que nous offrons à Dieu. Par ce geste, nous accomplissons ce que Jésus nous a demandé lors de son dernier repas : « Vous ferez cela en mémoire de moi ».

Les parents, dont le rôle est important dans l’éducation religieuse de leurs enfants, ont participé à un temps de réflexion et d’échanges à l’église avec le père Michel Naas avant la célébration de la messe à 11 h. Ce temps de partage est articulé autour des trois temps forts de la messe : l’accueil, la Parole et l’Eucharistie.

C’est l’heure de la célébration, les enfants et leurs catéchistes se rendent à l’église.

Kyrie eleison

Scrutin de sept enfants qui seront baptisés à Pâques

Lecture du psaume par les enfants

Notre Père, que ton règne vienne

Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde

Risquerons-nous d’être amis dans le Seigneur

Sacrement des malades

Assemblée particulièrement priante et recueillie lors de cette eucharistie du samedi 06 avril, au cours de laquelle 18 personnes des trois paroisses (Val des Salines, Rives de l’Ognon et Val de la Dame Blanche) ont reçu le sacrement des malades. Moments intenses et émouvants lorsque le prêtre impose les mains et l’onction d’huile bénite sur le front. Un verre de l’amitié a été partagé à l’issue de la cérémonie.

À noter également que plusieurs personnes ont reçu ce sacrement au cours des célébrations  à l’Ehpad des Auxons, à la maison Âge et Vie de Châtillon-le-Duc et à la Marpa d’École-Valentin.

Merci à toute l’équipe du Service Évangélique des Malades qui a préparé ces célébrations, et qui accompagne chaque jour nos malades.

Pierre Guedin
Délégué pastoral

Lumière pascale sur l’Europe

Quand j’écoute autour de moi ce qui se dit sur l’Europe, quand je vois la montée des nationalismes dans quelques pays européens, quand je vois la complexité de ses instituions et les élections européennes qui approchent, je me dis qu’il y a bien besoin qu’une lumière vienne éclairer tout cela.

Et en ce temps de préparation à la fête de Pâques, ne serait-ce pas la lumière pascale qui devrait illuminer notre toujours jeune Europe et l’ensemble de ses citoyens ? Pourquoi ? Parce que cette lumière est don de Dieu. Parce qu’elle est amour, paix et justice. Et si nous acceptons de laisser le Christ éclairer nos vies, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas faire autrement que de nous engager concrètement pour toujours plus de paix, d’amour et de justice, là où nous vivons et, bien sûr, en Europe.

Si je vois des hommes et des femmes, des jeunes s’enténébrer en Europe, j’en vois également, et nombreux, rayonner de la lumière divine en étant de véritables témoins de l’Amour de Dieu. Mathilde, que vous découvrirez dans ce numéro de « Reflets du Val de l’Ognon », les prêtres, les diacres et leurs épouses, les délégués pastoraux de notre doyenné, vous invitent à vous mobiliser pour que ce soit bien cette lumière pascale qui illumine tout ce qui se construit en Europe.

Joyeuses Pâques !

Père Bruno Doucet, doyen
Édito publié dans « Reflets du Val de l’Ognon », n° 139, mars 2019)