Edito du 28 avril

LA GRACE DE CROIRE
Nous sortons juste de la Semaine sainte ; nous sommes encore tout à la joie de Pâques. Et voilà que les textes du jour nous rappellent que la foi ne va pas de soi, qu’il faut dépasser ses peurs pour accepter, en confiance, de recevoir l’amour de Dieu.
Dans l’évangile, les disciples (sans doute les onze Apôtres et quelques compagnons) vivent dans la peur. Ils craignent pour leur vie. Ils sont enfermés. Ils n’ont pas encore accueilli l’enseignement de Jésus : « Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle » (Jean 12,25). Jésus apparaît, les salue en leur souhaitant la paix, et la peur se transforme en joie.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Voilà une béatitude qui peut surprendre : nous aimerions tant voir Jésus, l’entendre nous conseiller. Pourtant, ce que souligne l’évangéliste Jean dans cet épisode de la rencontre du Ressuscité avec Thomas, c’est que la foi est une grâce. On pourrait dire que pour croire, il faut recevoir la grâce de croire. La foi est d’abord un don de Dieu. On sait par exemple que certains contemporains de Jésus l’ont « vu » sans reconnaître en lui leur Seigneur et leur Dieu. Ils n’ont pas su passer du voir au croire.
Ce témoignage des premiers Apôtres (« ceux qui sont envoyés ») permet que des foules d’hommes et de femmes s’attachent au Seigneur et deviennent croyants (première lecture). L’évangile précise que Thomas était surnommé Didyme, ce qui signifie « jumeau ». Il est notre jumeau dans le doute et la foi. Pour cette foi reçue, rendons grâce au Seigneur : Il est bon ! (psaume)
Extrait du missel des dimanches