Edito du 20 janvier

LE SIGNE DE L’EAU CHANGEE EN VIN DE NOCES

Dans l’évangile de Jean, les miracles sont appelés des signes, ce qui leur donne une portée très riche dans le cheminement vers la foi en Jésus. Comme dans les autres évangiles, ce sont des actes dépassant les lois habituelles de la nature, non pas des tours de passe-passe visant à surprendre le public, mais des actes de bienfaisance, qui guérissent ou nourrissent.
Or, parmi les nombreux miracles de Jésus, le quatrième évangile a choisi sept faits particulièrement significatifs, sept « signes », qui ont pour but de susciter chez le lecteur la foi en Jésus Fils de Dieu afin qu’il trouve des raisons de vivre. Ces signes sont placés dans la première partie de l’évangile qu’on appelle « le livre des signes » (Jn 1.19-12). Et le premier d’entre eux est le changement de l’eau en vin aux noces de Cana. On y trouve les caractères des autres miracles : le prodige surprend ceux qui en sont témoins ; et il rend un précieux service aux jeunes mariés dont le banquet de noces aurait été compromis par le manque de vin. Mais, dans sa conclusion, Jean élargit la perspective, car il présente ce signe comme décisif pour la foi des disciples : par ce changement de l’eau en vin, Jésus « manifeste sa gloire », celle qu’il tient du Père, « et ses disciples crurent en lui ».

                                                                            Extrait du Missel des dimanches