Edito du 10 septembre

DU PÉCHÉ A LA CONVERSION
« Si ton frère a commis un péché contre toi …»
Qui d’autre que Jésus oserait parler ainsi ? Quoi, celui qui a commis un péché contre moi, qui m’a donc fait du tort, voire du mal, celui-ci reste mon frère ! Si au moins j’avais le droit de l’appeler ennemi… Mais non, il est mon frère, et c’est au nom de cette relation qui nous dépasse que je dois tout tenter pour le « gagner ». Car le péché est une perte, une défaite : pour lui, pour moi, pour l’Eglise.
Etre indifférent au péché, le nôtre ou celui d’autrui, c’est laisser le mal se déployer dans le monde, c’est se rendre, complice de l’Adversaire. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? (Gn 4, 9), répondait Caïn à Dieu, non sans défi, après avoir tué son frère Abel.
Eh bien oui, tu es, tu dois être le gardien de ton frère.
Christelle Javary
Extrait du livret Magnificat