Edito du 3 septembre

QUI PERD GAGNE !
 
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même », nous avertit Jésus dans l’Evangile de ce dimanche.
Mais que veut dire renoncer à soi-même ?
C’est d’abord renoncer à ses propres idées, à sa propre vision de Dieu et du monde. Le dialogue dramatique entre Jésus et Pierre illustre bien cette difficulté, et cette nécessité.
Pierre refuse catégoriquement d’envisager que le Messie, l’homme choisi par Dieu pour accomplir son œuvre, puisse être confronté à la souffrance et à la mort. Une telle réaction n’exprime-t-elle pas l’amour et le respect qu’il éprouve pour on maître ? Non, car à ce moment-là, c’est Pierre qui prend la place du maître et fait la leçon à Jésus. C’est pourquoi ce dernier riposte de manière cinglante : « Passe derrière-moi, Satan ! »
Or passer derrière Jésus, c’est reprendre la place du disciple qui suit son maître, c’est accepter de cheminer sans comprendre encore quel est l’aboutissement. Finalement, la condition du disciple consiste à faire confiance.
Christelle Javary
Extrait du livret Magnificat