PratiqueAccompagnement spirituel

La saga des Vocations (épisode 7)

Dans notre magnifique Haut Doubs, là sur les sentiers au pied des sapins, germe la recherche de Jean-Marie…Dans ce 7° Episode de notre Saga, nous découvrons quelques hôtels de luxe, mais aussi un hôte de luxe qui fait petit à petit sa place en Jean-Marie. En cheminant d’un pourquoi-pas à un pourquoi-donner-sa-vie-au-Christ, Jean Marie finis par oser un oui à la rencontre du Christ …

Germes d’une vocation ?

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Ecoute - accompagnement

Aider la personne à s'unifier à partir de sa propre histoire

ECOUTE ACCOMPAGNEMENT

 

1) Notre objectif :

    Aider la personne à s'unifier à partir de sa propre histoire.

2) Comment essayons-nous de la réaliser ?


- En expérimentant nous-mêmes ce que nous proposons :

  •     la force de la relecture,
  •     l'apprentissage de la prière en priant,
  •     le goût à la Parole en l'écoutant dans tout son être,
  •     l'unfication de sa vie en découvrant Dieu en toutes choses,


- Et en organisant :

  •     des formations d'accompagnateurs,
  •     des initiations à la prière en lisant la Parole,
  •     des apprentissages aux choix, avec des jeunes,
  •     des week-ends et journées de reprise spirituelle au Foyer Ste Anne.

 

3) Quel est le sens de notre mission ?


    Deux mots : écoute et accompagnement

       a) L'écoute c'est :

  •       une attitude d'accueil, d'ouverture, pour comprendre, reconnaître la présence du Seigneur dans sa propre vie ;
  •       une présence, un accueil de l'autre dans son histoire ;
  •       un espace en soi pour permettre à l'autre d'être pleinement lui-même, pour accueillir en soi une situation/un événement, pour permettre     d'entendrel'Esprit Saint parler au coeur ;


    En bref, l'écoute est une disposition du coeur et non une technique.

       b) L'accompagnement :

 

  • C'est marcher avec quelqu'un, l'aider à inventer un chemin, à croître, à s'unifier, à décider, à faire la vérité.
  • Il confirme et authentifie la démarche de l'accompagné, en participant au dévoilement du sens dans ce qu'il vit et ce qu'il cherche.
  • La liberté de l'accompagnateur (indispensable à un accompagnement authentique) se situe dans le dépouillement des idées préconçues sur le devenir de l'autre.


    L'équipe, composée des P. François Boiteux (responsable) et Pierre Bayerlet, de Mesdames Madeleine Legrand, institut séculier et Marie-Paule Delachaux, laïque, des soeurs Régine-Dominique, La Marne et Brigitte, clarisse, est à la disposition des équipes de coordination, des conseils pastoraux, des services et mouvements pour élaborer avec eux un projet dans la ligne de ce qui vient d'être présenté.

Contact : François Boiteux à Vesoul , 8 rue du Presbytère, Tél. 03.84.76.05.58, ou secrétariat : soeur Brigitte, Tél. 03.81.81.84.24

Conseil spirituel

Nous passons notre temps à demander des conseils pour tout et n'importe quoi, voire à chercher des aides à travers des choses qui ne nous aideront pas (horoscopes, psycho-philo-théologies de bazar, etc.)
Quant on est plus sérieux, on va trouver des personnes de bon conseil, qu'ils soient psychologues, coach, parrain ou spécialiste de telle ou telle question.
Mais, dans notre vie de foi, sommes-nous guidés, accompagnés ? Un chrétien seul est un chrétien en danger, surtout quand il s'imagine qu'il n'a besoin de personne pour franchir les étapes de sa foi.


Vivre en chrétien, c'est chercher à discerner l'appel de Dieu à travers les événements de sa vie, grâce à :


  • une analyse précise de la situation personnelle,
  • la lumière qu'apporte l'Evangile.

Mais, impliqués dans des situations de vie complexes, nous ne sommes pas toujours bien placé pour avoir le recul nécessaire sur notre vie et savoir à tel ou tel moment comment l'orienter au mieux pour notre bien. Nous avons donc besoin d'aide et de conseils extérieurs, même si nous restons maîtres de nos décisions. L'aide d'un accompagnateur ou conseiller spirituel peut s'avérer utile.
Son rôle est tout simplement d'"abattre les cartes", de montrer à l'intéressé tel ou tel aspect de la question qu'il pourrait oublier ou négliger.


Le conseiller spirituel n'impose rien, il propose un éclairage voire des moyens, mais ce n'est ni une "rustine" spirituelle, ni un gourou, ni un faire-valoir.
Son rôle est d'éclairer, et de renvoyer les personnes à leurs responsabilités. Il n'est donc en aucun cas là pour juger la personne ou pour faire à sa place des choix éminemment intimes.
D'ailleurs, c'est souvent à la personne qui souhaite être conseillée ou accompagnée de faire le premier pas, de demander ce conseil.


Le conseiller, qu'il soit homme ou femme, doit être une personne de discernement, posée, mûre et réfléchie. Il doit avoir une "certaine expérience de Dieu", un certain art spirituel qui invite à l'approfondissement tout en ne figeant rien et en motivant le cheminement de la foi de la personne rencontrée. La foi est un chemin de conversion, un devenir de tous les instants, dans lequel il faut savoir poser des jalons, des étapes, voire des haltes. Les plus grands saints sont des quêteurs, des marcheurs, des chercheurs qui sont, à l'instar de Sainte Catherine de Gênes, "sortis de soi pour n'y plus jamais rentrer". Ils ont sûrement été bons conseillers, mais ont certainement été le pus souvent bien conseillés ! Jusqu'à s'en remettre à l'Esprit Saint, le meilleur des accompagnateurs spirituels.


La "direction spirituelle", comme on l'appelait surtout autrefois, est une réalité traditionnelle et vivante de l'Eglise chrétienne. Elle était en usage chez les moines irlandais, à partir du VIème siècle, parfois de façon conjointe avec le sacrement de réconciliation, ce qui a longtemps provoqué une confusion entre ces deux pratiques.


On retrouve actuellement la spécificité de chacune. Ignace de Loyola, au XVIème siècle, en a fait un des outils majeurs de la vie spirituelle, en particulier des Exercices spirituels. C'est bien ce rôle de conseiller spirituel que joue, dans l'orthodoxie, l'higoumène, remis à l'honneur aujourd'hui dans certaines congrégations religieuses catholiques, telles que les Petites Soeurs de Bethléem.


Ce recours au conseil d'un "aîné" dans la foi et dans la vie spirituelle rappelle que la foi est reçue de Dieu par l'Eglise, et que tout chrétien est un maillon dans une longue chaîne de croyants, la famille des enfants de Dieu, bien aimés du Père. Hier, on appelait celui qui assumait un rôle de conseil spirituel directeur spirituel ou directeur de conscience. Aujourd'hui, on parle plutôt de père spirituel, ou encore de frère spirituel, accompagnateur ou conseil spirituel.


 
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