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L'Eglise et l'Etat aux Bernardins

Le public des Bernardins Lundi 9 avril, le président de la République s'est exprimé au collège des  Bernardins à l'invitation de la Conférence des Évêques de France. Cette rencontre très attendue a donné lieu à maints commentaires.

 Mgr Georges Pontier a ouvert la soirée avec un discours très applaudi et nourri des questions d’actualités (la bioéthique, fin de vie et place de la famille).  Cette rencontre entre l'Église et l’État a permis d’ouvrir le dialogue sur la vulnérabilité dans notre société.

Les réseaux sociaux, notamment les « live tweets » en direct du collège des Bernardins, ont mis en avant l’appel à l’engagement de l’Église en politique, la question du dialogue entre la raison et « une conception transcendante de l’homme » notamment dans un contexte où le « pluralisme religieux est une donnée fondamentale de notre temps ». Il a employé treize fois le mot dialogue.

Premier dialogue entre tous, celui entre l’Église et l’État. Le président en a parlé six fois et il est intéressant de voir en quels termes (lire l’intégralité de l’intervention du chef de l’État sur le site de l’Élysée).

Certaines réflexions du président méritent d’être mises en exergue : « l’Église n’est pas tout à fait du monde et n’a pas à l’être. Nous qui sommes aux prises avec le temporel le savons et ne devons pas essayer de l’y entrainer intégralement, pas plus que nous ne devons le faire avec aucune religion. Ce n’est ni notre rôle ni leur place. » Sur ce point, et pour approfondir la question, on pourra se reporter au dernier ouvrage de Jean-Luc Marion : Brève apologie pour un moment catholique.

Enfin, après avoir parsemé son élocution de grands noms d’historiens et d’écrivains tels que Henri-Irénée Marrou, Jean Grosjean, Paul Ricoeur, Georges Bataille, Henri de Lubac, Blaise Pascal,  le président a finalement évoqué Jean-Luc Marion.

Emmanuel Macron a évoqué les nombreuses fragilités qui existent et la responsabilité qui incombe à chacun.

L’intégralité du discours du chef de l’État est à consulter sur le site de l’Élysée

Celui du président de la Conférence des évêques de France, c’est ici

Et pour les plus pressés, nous proposons un florilège de tweets citant Emmanuel Macron et Mgr Pontier 

  • « Il faut être très libre pour être paradoxal »
  • « Je veux saluer avec infiniment de respect tous les catholiques qui s’engagent et parmi eux les prêtres et les religieux. Ce don de l’engagement est vital et exemplaire ! »
  • "Questionner ce n'est pas pour autant refuser d'agir. Ce qui grève notre pays c'est le nihilisme qui enferme nos concitoyens dans un" à quoi bon".
  • "Nous ne haussons pas les épaules en écoutant les voix de l’Église. Nous l'entendons. Elles nous questionnent. Nous devons constamment nous soustraire à l'injonction de céder à une attitude de gestionnaire".
  • « Nous devons nous soustraire à la tentation d’être de simples gestionnaires de ce qui nous a été confié »
  • « Oui la France a été fortifiée par l’engagement des catholiques »
  • "Tout peut être changé si on décide de s'engager, de faire"
  • "Donner sa vie et donner la vie sont les plus grandes choses de l'existence" Mgr Pontier
  • « La grandeur d'une société se mesure à sa capacité à entourer les plus fragiles de ses membres », dit Mgr George Pontie"Peut-on qualifier de derniers soins l'acte de donner la mort ?" Mgr Pontier

"Peut-on qualifier de derniers soins l'acte de donner la mort ?" Mgr PontierMgr Pontier au pupître

Pour aller plus loin, RDV sur RCF :

« Église en dialogue », dimanche 15 avril à 8h45. Emmanuel Macron

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