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Nuit des veilleurs pour l'espérance

http://www.besancon.mondio16.com/images/articles/nuit%20veilleurs%202017.pngLe 26 juin prochain, comme chaque année depuis 12 ans, des milliers de chrétiens en France et dans le monde s'uniront  dans une veillée de prière en soutien aux victimes de la torture.

Appelés par l'ACAT, ils veilleront lors d'évènements organisés près de chez eux : que ce soit une nuit de prière, une veillée de feu, une célébration œcuménique, un concert ou une marche aux lanternes. Le thème de la Nuit des Veilleurs 2017 est : "L'espérance… malgré tout ?"

Les chrétiens rassemblés  en cette nuit réaffirmeront la nécessité de s’opposer sans condition à la torture : « La foi chrétienne ne peut en aucun cas composer avec la torture. En cette Nuit des Veilleurs, nous proposons de substituer l’instrumentalisation de l’autre, qui motive l’action des bourreaux, par la prière, la méditation et la communion avec les victimes de la torture » explique Gabriel Nissim, président de l’ACAT.

"Christ Jésus notre espérance". Ces quatre mots tirés de la lettre de Paul à Timothée résonnent de manière dérisoire vingt siècles plus tard, dans la déprime qui caractérise notre société, notre époque de mondialisation, notre civilisation avancée où les crises politiques, économiques, migratoires, climatiques se succèdent et paraissent immaitrisables, où l’on ne sait pas comment refermer la boîte de Pandore de la violence pour la violence, où les conflits atteignent une cruauté extrême avant de s’assoupir dans de fausses paix ou des guerres larvées !

Et pourtant, chrétiens, c’est à cette espérance-là que nous sommes invités.

L’action de l’ACAT pour l’abolition de la torture et des exécutions capitales nous rend familières des formes de violence les plus extrêmes, les plus abjectes, sans cesse renaissantes : un combat qui, à vue humaine, n’est pas exempt d’une certaine désespérance.

S’ancrer sur le Christ, ce n’est pas se prémunir contre les épreuves, se nicher dans une vie tranquille et pieuse, regarder en arrière et gémir de nostalgie ! Jésus n’a jamais promis que les épreuves nous soient épargnées. Lui-même a subi toutes sortes d’agressions, jusqu’à la torture et l’infamie de la crucifixion.

Jésus mourant sur la croix n’a pas été épargné par le sentiment d’abandon et de solitude dans la souffrance : Vers trois heures, Jésus s’écria d’une voix forte : « Eli, Eli, lamasabaqthani ? », c’est-à-dire « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est un cri de détresse, et c’est le début du psaume 22. A bout de douleur et de chagrin, Jésus crie  en araméen, sa langue maternelle, et non en hébreu, la langue des écrits bibliques. Vrai Homme il ressent, jusqu’au plus profond de son être, l’abandon total de sa condition divine. Il rejoint la révolte naturelle de tout homme contre la souffrance. Est-ce pour autant un cri de désespoir ? Relisons  le psaume 22 : après la description des affres du supplice, s’élève un appel à l’aide confiant (« Mais toi, Seigneur, ne reste pas si loin ! O ma force, à l’aide !Fais vite ! »). Puis, une prière triomphante d’action de grâce et de louange (« Tu m’as répondu ! Je vais redire ton nom à mes frères et te louer en pleine assemblée »). Jésus, vrai Dieu, affirme la certitude de sa résurrection. Et par conséquent de la nôtre. Telle est notre espérance !

Tout homme, croyant ou non, est capable d’espérance. L’espérance est élan de vie, aspiration au bonheur, inspiration d’initiatives aimantes

Mais cette espérance bute sur le problème du mal. L’espérance, qui est au cœur de tout homme, peut trébucher, défaillir, se casser, s’abîmer totalement dans l’expérience du malheur et de la souffrance. Nous nous heurtons à l’univers antihumain de l’injustice sans recours, des peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants, de la torture, des massacres, des crimes contre l’humanité, dont personne ne sort indemne, dont certains, brisés psychiquement, ne se relèvent pas, du moins à vue d’homme. Comment rétablir les conditions de l’espérance dans l’enfer ?

Les ONG qui luttent  pour le respect des droits de l’homme et le relèvement des victimes est déjà en soi porteur d’espérance. Ces ONG œuvrent quotidiennement à développer leur notoriété et leur compétence, aident le plus efficacement possible les victimes et luttent contre l’impunité des bourreaux, s’efforcent de promouvoir les droits de l’Homme et d’en soutenir les défenseurs, militent pour des structures de soins adaptés et d’assistance juridique spécifique, et défendent le droit d’asile.

Rejoindre les victimes au cœur de leur détresse, en intervenant nommément pour elles auprès des autorités responsables par les appels urgents, les appels du mois, les actions en justice, les pressions diplomatiques, les plaidoyers auprès des instances internationales…, permet à ces victimes de reprendre espoir, de garder l’espérance au cœur  Ils le disent eux-mêmes : « tant que vous parlez de nous, nous sommes vivants » ; « nul ne peut tenir longtemps dans ces conditions s’il ne sait pas qu’à l’extérieur quelqu’un s’intéresse à lui » ; « je n’étais plus seul, donc j’étais sauvé »

 Écrire directement aux victimes et à leur famille, aux condamnés qui n’ont pour seul univers qu’un couloir de la mort, peut permettre d’entretenir l’espérance.

L’ACAT place la prière au cœur de son action, y affirmant ainsi la présence de Dieu. Une prière confiante vers le Père, si proche de notre humanité par son Fils dans la communion de l’Esprit-Saint. Une prière insistante pour les victimes : qu’elles soient consolées, libérées, que justice leur soit rendue.

 Une prière pour les bourreaux, pour les terroristes, pour leurs commanditaires : que le Dieu de Jésus-Christ, qui nous sauve de la violence radicale, ouvre leur raison et leur cœur à l’horreur de leurs actes.

Une prière pour ceux, innombrables, qui soutiennent ces ignominies que sont la torture, la peine de mort, la violence aveugle : savent-ils vraiment ce qu’ils font ?

Une prière pour nous-mêmes face à nos doutes, nos découragements, nos lâchetés.

Une prière de louange et d’action de grâce à chaque bonne nouvelle.

Une prière œcuménique qui gomme les frontières de nos divisions entre chrétiens.

C’est à cette prière que vous convie l’ACAT à Besançon le lundi 26 juin à 20heures à la chapelle du Centre diocésain.

Pour les auditeurs extérieurs à Besançon, soyez attentifs des évènements seront peut-être proposés par le groupe ACAT de votre secteur. S’il n’y a pas de groupe dans votre paroisse n’hésitez pas à proposer une intention de prière à l’équipe liturgique pour la célébration du dimanche 25 et profitez de cette occasion pour rejoindre les rangs de l’ACAT.

Vous trouverez une documentation plus approfondie  sur Internet en tapant simplement ACAT Nuit des veilleurs 2017

Et n’oubliez pas cette parole : "Christ Jésus, notre Espérance"

Chantal Jacquin

 

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