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100 ans de mémoire

http://www.besancon.mondio16.com/images/articles/les-tranchees.jpgDimanche 11 novembre, la France entière commémorera le centenaire de l'Armistice de la Grande Guerre. A Besançon, une messe sera célébrée par Mgr Jean-Luc Bouilleret en l'église du Sacré-Coeur à 10h.

Cette célébration sera emplie d’une émotion particulière car elle rendra hommage à toutes les victimes de la première Guerre Mondiale et à l’archevêque du diocèse durant cette période, Mgr François-Léon Gauthey, qui est inhumé au Sacré-Cœur. En effet, l’église a été construite suite à son vœu de dédier un lieu de culte au Sacré-Cœur si la ville était épargnée.

Malheureusement, il ne put assister à l’édification puisqu’il mourut d’une pneumonie foudroyante quelques semaines avant la fin de la guerre, en juillet 1918. Le centenaire de la fin de la guerre marque donc également le centenaire de la disparition de cet évêque qui a grandement soutenu le moral des troupes avec lesquelles il a gardé des liens solides une fois qu’elles étaient sur le front. 600 prêtres et séminaristes du diocèse de Besançon partirent pour le champs de bataille, la plupart comme brancardiers. 71 d’entre ne sont pas revenus.

Mardi 13 novembre, à 11 h 30, RCF diffusera une émission sur ce sujet. Le père Michel Bruard (recteur de la cathédrale Saint-Jean Saint-Étienne de Besançon, vicaire épiscopal du doyenné de Besançon et curé de la paroisse Saint-Étienne de Besançon) évoquera la vie de François-Léon Gauthey et l’importance de la place de l’Église durant la guerre 14-18.

http://www.besancon.mondio16.com/images/articles/P.%20Bruard%20au%20micro%20de%20Fabrice%20Colombani%20%20RCF%20Besanon_2.jpg

Partout dans le diocèse, de nombreuses messes vont célébrer le retour de la paix.

A Ornans, un programme s'étend sur toute la journée, à l'initiative de la mairie et de plusieurs associations. A l’église Saint Laurent, après la sonnerie civile "à toute volée" de toutes les cloches de France, la messe sera célébrée à 11 h 15.

L'après-midi se déroulera un projet labellisé par la Mission Nationale du Centenaire : un concert-hommage « Au chant d’honneur » dès 15h30 avec un accueil musical à l’orgue par Marie-Claude Blény. Puis le concert se déroulera en deux parties :

1) chants patriotiques, chants de paix par l'ensemble "Jubilate" (dir. Jeanne-Marie Moinel) et la chorale "Diapason" de l'EMIPO (dir. Jean-Marc Guinchard) ; les lettres de Maxime Le Forestier par Michel Besançon et les extraits de la correspondance des soldats et testaments olographes, lus par les collégiens.

2) le concerto pour cor et piano de Mozart (extraits), par Augustin Roussel au cor et Clémence Hirt au piano, suivi du « Da pacelm domine » avec les chœurs et le public.

Une exposition est proposée à l'église d'Ornans par le Souvenir Français, depuis le 15 octobre. A 18 h, une conférence est proposée par Les Amis d'Ornans. Denis Briot racontera la vie des gens pendant la guerre de 1914-1918. La participation est libre.

Retour sur un personnage marquant de la période :

A l’initiative de la ville de Besançon, du Souvenir Français et de la Renaissance du Vieux Besançon, l’historien et ancien député Joseph Pinard a donné une conférence, lundi 5 novembre au Petit Kursaal, sur « Albert Métin : l’homme d’État bisontin qui a tenté de sauver la paix avant 1914 ».

Albert Métin est né à Besançon en 1871. Après des études au lycée Victor Hugo, il fut reçu à l’agrégation d’histoire-géographie à Paris. Il s’engagea en politique parmi les radicaux, fut élu député de Besançon - Campagne en 1910 et devint un très actif ministre du travail en 1913, année où il a répondu à l’appel des parlementaires suisses qui invitèrent leurs homologues français et allemands à une rencontre à Berne pour étudier les possibilités d’éviter le pire qui s’annonçait. Il fut au premier rang de ceux qui allèrent à Berne. Cela lui valut d’être accusé par les nationaliste d’être un traitre, un « berné de Berne ». Il militait pour que les différends entre États soient soumis obligatoirement à une Cour Internationale d’arbitrage. Pendant la guerre, après avoir été officier au front et à nouveau ministre, il fut envoyé par Clémenceau en mission en Australie en 1918. C’est au cours du voyage qu’il mourut subitement à l’âge de 47 ans avant – hommage exceptionnel – d’avoir droit à des funérailles nationales au cimetière des Chaprais le 18 septembre 1918.

 

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