ActualitéArticlesActualitéDiocèseJérôme, Didon et le Pape

Jérôme, Didon et le Pape

http://www.besancon.mondio16.com/images/articles/20181019_185431.jpgLes habitués de la cathédrale Saint-Jean-Saint-Etienne de Besançon auront remarqué que deux nouveaux tableaux de grand format y sont accrochés : un Saint-Jérôme et une adoration des mages. Si ces deux œuvres ne sont pas signées, bon nombre de conservateurs du Louvre y voient la main d'un maître. Michaël Zito, chargé de mission pour les collections de sculpture du musée des Beaux-arts et d'Archéologie de Besançon, mène l'enquête qui devrait aboutir à une attribution des œuvres.

Ces deux toiles ont été préalablement restaurées par le Centre Régional de Restauration et de Conservation des Œuvres d’Art de Vesoul avant de trouver leur place au sein de la Cathédrale en décembre 2017.

Vendredi 19 octobre en soirée, les Amis de la Cathédrale Saint-Jean de Besançon ont bénéficié d’une présentation des peintures dans le transept mais une surprise les attendait également dans la sacristie.

Le père Eric Poinsot avait soigné  la mise en scène non sans humour. Sous les yeux de Yohann Rimaud, conservateur du département des peintures au musée de Besançon et de Mathieu Fantoni, représentant de la DRAC, venus tout spécialement, le vicaire général du diocèse a fait tomber d’un beau geste le drap blanc qui masquait l’une des plus belles peintures du legs Cousin à l’Association Diocésaine. On se pose des questions : qui est cette belle dame désespérée tenant bien haut une dague ? Pour certains, il s’agit d’une Lucrèce représentée dépoitraillée, au moment où elle se suicide d’un coup en plein cœur ; pour d’autres, comme l’historien de l’art bisontin Pascal Brunet, il s’agirait d’une splendide Didon, tout aussi désespérée… Pourquoi ? « Voyez le casque rutilant posé à ses pieds, le décor et la couronne de laurier sur sa tête qui indiquent bien que nous avons affaire à la reine de Carthage sur le point de se tuer par dépit amoureux »… Quelle que soit l'héroïne, on admirera le mousseux des drapés, la belle clarté des chairs et la qualité de l'atmosphère, subtilement restituée. Avec le portrait du pape Benoït XIV, présentée par Marie-Dominique Joubert, présidente de l'Association des Amis du Musée de Besançon, c'est une oeuvre de grande qualité. Le Pape, quant à lui, souffre d'être terni par des couche de vernis successives qui ont assombri les blanc des dentelles de son habit. Mais on devine bien la finesse de sa carnation et l'art parfaitement maîtrisé du glacis. Un grand peintre à n'en pas douter.

Le père Poinsot a rappelé que l'on pouvait contribuer au coût de sa restauration : contact mécénat

Qu'il s'agisse de Didon ou de Lucrèce, chacun aura bientôt l’occasion de se faire son idée en venant la voir au tout nouveau musée des Beaux-Arts de Besançon qui rouvrira ses portes le 16 novembre.

En effet, l’association diocésaine a choisi de déposer cette œuvre ainsi qu’une esquisse de Jean-Baptiste Deshays (1729-1765) pour au moins trois ans. A vos paris !

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Marie-Dominique Joubert présente le portrait du pape Benoît XIV

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